27/05/2011
furtive escampative
11:06 Publié dans art de vivre | Lien permanent | Commentaires (108) | Tags : art de vivre, escapade de quelques jours, retrouvaille, amitié, amour, humain
26/05/2011
Écrire
Anormalement guillerette au volant de ma voiture pour venir travailler je pense à cette envie irrépréssible que j'ai de plus en plus d'écrire. Entonnant Aznavour à tue-tête, sans craindre les regards en coin des automobilistes devant et derrière, je me dis, le sourire aux lèvres que c'est bon de ne pas être une pointure dans un domaine et d'avoir tant à apprendre et à découvrir même si parfois c'est ingrat, difficile et décourageant et qu'on se sent nulle et stérile comme un bout de bois sec au bord d'un chemin de forêt vierge! Le droit à l'erreur, le droit à la faille, à la recherche d'un style qui corresponde à sa personnalité, à ce qu'on veut dire et amener à faire comprendre sans en avoir l'air demande un travail insensé, acharné, source de souffrances mais aussi de grands moments de jouissance quand on tombe sur le bon mot ou la tournure de phrase qui convient, fluide, intense, économisée, pas alourdie d'adverbes en trop ou de répétitions évidentes qu'on ne découvre qu'à la énième lecture. Le processus d'écriture aboutie m'était jusqu'alors étranger et je ne m'étais jamais relue avec l'oeil de mon pire ennemi, je n'avais jusqu'ici jamais percuté l'immense et absolu labeur que demande ce métier, car c'en est un, à part entière. Je ne sais si j'en suis capable, je l'explore petit à petit, humblement, la passion chevillée au ventre. Tout procédé de création implique une folie accouplée à une discipline étonnante, une exigence doublée d'une liberté insensée et celui-là plus que tous ceux que j'ai pu éprouver jusqu'alors, une ténacité à toute épreuve et un complet don de soi! Respect.
17:07 Publié dans pensée du moment | Lien permanent | Commentaires (74) | Tags : pensée du moment, écriture, artiste, création, travail, humain
Bleue

09:26 Publié dans art, photographie | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : bleu, blue, photographie, beauté, esthétique, art, évocation, poésie
25/05/2011
Renversant!
14:06 Publié dans danse | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : danse, tango, corps à corps, séduction, musique, corps, rencontre, humain
Andrée Putman

La seule et unique fois que j'ai rencontré cette grande dame du design dont j'ai toujours beaucoup apprécié le travail, c'est lors d'un défilé de mode, un spectaculaire défilé de Yohji Yamamoto dont elle est, paraît-il, très friande. Elle m'a impressionnée par sa force tranquille, sa détermination, son aplomb et son allure. J'imaginais en la croisant quel aurait pu être ma réaction si j'avais eu l'occasion de serrer la main de mademoiselle Chanel, car tout comme elle, elle a créé un style: le sien, sans jamais s'en détourner. Je suis particulièrement sensible à toutes ces personnes qui font bouger les choses en gardant leur cap, fidèle à leur vision l'appliquant à elles-même et à l'intelligence et la rigueur que ça implique.
" La mode se démode, le style jamais."
- Coco Chanel -
11:42 Publié dans art de vivre, mode | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : mode, art de vivre, allure, style, création, mouvement, rencontre, échange, femme, humain
To Sandy
00:00 Publié dans amitié, Blog, Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : musique, sandra gordon, amitié, québec, liberté, envie, ailleurs, humain
24/05/2011
Plissés

"J'ai toujours été davantage attiré par les gens dans la rue. J'ai sans cesse essayé de comprendre comment ils vivent et s'habillent."
- Issey Miyaké -

C'est sans doute le mélange d'un "cocotte" affectueux et d'une réponse plus pointue qu'un origami sur la visite de l'exposition de madame Grès que je me suis mise à penser à Issey Miyaké, ce créateur japonais fasciné par les plissés et maître en la matière. Les vêtements d'Issey sont étonnants, ils n'ont pas d'âge, se lavent en machine à 30°, ne se repassent pas, ne se froissent pas, s'adaptent à toutes les morphologies, dans mon jargon on dit qu'ils ont une grande vestibilité, ils sont atypiques, inclassables, artistiques, indémodables mais justement pas forcément du goût de tout le monde. J'en ai pas mal dans mon armoire et j'ai toujours un malin plaisir à en ressortir un de temps en temps, j'aime bien mélanger une pièce de cet acabit avec un jean, le côté précieux, théâtral et sculptural avec le vêtement le plus basique qui soit, j'apprécie assez cette sorte de contraste, tout comme le mélange des genres en matière de déco. Il y a un pont indéniable et un écho entre la mode et la décoration, l'art de se meubler et l'art de se vêtir ne sont que deux des nombreuses facettes de l'art de vivre. Ceux qui arrivent à franchir le rubicond de l'établi et du ce qu'il faut avoir chez soi ou sur soi, peuvent ainsi s'exprimer et développer leur style. Certains y arrivent, d'autres, pas. Parfois on est surpris, et c'est sans doute la toute la différence entre l'intérieur et l'extérieur, ce qu'on montre à tout le monde et ceux à qui on ouvre sa porte. J'ai souvent découvert des antinomies remarquables entre la manière dont une personne s'habille, très "branché", très "in", très "fashion" tel que c'est codifié et son intérieur, à l'inverse bigrement classique ou complètement désuet. Ce contraste n'existe plus quand la personne se libère des diktats de la mode et se permet de s'habiller comme elle le sent, comme elle a envie d'être vue ou perçue ou plutôt comme elle se voit et se perçoit, comme elle se sent bien, en congruence avec ce quelle porte. La relation avec sa maison est de même nature, l'intérieur respire comme l'extérieur, pas de surprise. Je me demande bien comment vit Issey d'ailleurs et à quoi ressemble son espace personnel entre les plis...
17:59 Publié dans mode | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : mode, art de vivre, issey miyaké, réflexion, prêt à porter, décoration, humain
23/05/2011
Destin somnolent

- Bacchante endormie - Pierre-Philippe Mignot -
Ma douce dort sur le futon,
Ronde, rose et pleine de rêves.
Sa beauté balsamique fleurant l'innocence,
La pulpe des lèvres au goût d'amande fraîche
Et les cascades rousses éployées sur le drap
Me figent dans l'adoration tranquille.
Harnachant mon souffle, j'épargne l'instant fragile,
Je liquéfie ma fièvre en sueur acide
Tandis que la mouche bourdonne une ellipse
Troublant le repos de ma douce assoupie;
Et je broie l'insecte entre mes pouces,
Gardien du destin somnolent.
10:56 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : poésie, sculpture, christian mistral, beauté, émotion, femme, humain



