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30/04/2013

De retour!

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Partir, c'est toujours revenir, différente, comme réhydratée. L'air du large, l'autre, la rencontre, les éléments, la force de l'océan, celle aussi de l'amitié, de la découverte, de cette possibilité rare d'être soi-même sans préjugé, sans a priori, cette capacité qu'on a et qu'on devrait développer de s'adapter, de s'ouvrir, d'orienter autrement sa pensée, de s'aventurer.

L'ailleurs ça n'est pas fuir. L'ailleurs c'est se découvrir, de l'intérieur, davantage. C'est aussi se confronter et avancer, se mesurer. C'est (en tout cas pour moi) vivre. On ne peut rien, les uns sans les autres...

 

15/01/2013

Neige

La neige est tombée dru cette nuit et a recouvert de son manteau blanc ouaté tout le paysage. Plus un bruit, tout est feutré, filtré, absorbé. Je suis incapable d'en voir toute la beauté. J'ai le poignet qui hurle, qui se souvient et qui a peur d'à nouveau perdre la main. C'est si étrange la mémoire. On peut oublier pendant des jours et des nuits et puis d'un coup se rappeler nettement une chute, une déchirure, une souffrance aigue, une peur indicible. Le cerveau, cette masse de cicatrices, caverne d'ali-baba de tous nos sacrifices, antre peuplé de fantômes près à ressurgir en grimaçant titubant sous le poids des ans et en même temps délicieux havre d'ancres positives et de souvenirs fleuris d'éternels printemps...

 

22/11/2012

I am free

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- Oeuvre de Moataz Nazr -


Voilà une idée tout à fait singulière. Moataz Nazr invite les individus à ouvrir grand leurs ailes. N'avons nous pas tous eu ce fantasme, cette vision de nous ailés, cette envie de prendre notre envol? L'artiste raconte qu'en Chine, peu d'individus osaient monter les marches pour vivre cette transcendance. Lourd de sens dans ce pays où l'individualité n'est pas de mise. En ce moment à Paris, jusqu'au 17 Mars 2013 dans le cadre de l'exposition Par nature, j'irais bien loger mon grand corps entre ces immenses ailes du désir...




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28/08/2012

Trinidad -3-

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- Trinidad - Aout 2012 -

 

Je suis restée plus longtemps à Trinidad, plus que prévu au départ. Me devais de me partager équitablement entre chacune de mes hôtesses, mais bon, c'était mes vacances aussi et j'avais un certain besoin de farniente et de poésie. Après avoir atterris à la Havane, Marco est venu nous chercher dans sa Lada pourrie pour nous amener chez Marlen, la mère de l'amie de notre amie. Wouah, je vous dis pas le bruit qui m'a assaillie. Dingue. Des diesels fumants à tout va, des vieux bus scolaires et engins que je n'avais jamais de ma vie vus avant de venir ici. Des antiquités ambulantes crachant de leurs pots des nuages noirs provoquant des brouillards dignes du cinéma hitchcockien. Quand Marlen m'a soumis l'opportunité de dégager au plus vite de chez elle parce qu'elle avait besoin du lit de la grande chambre sur rue, je n'ai pas hésité et me suis retrouvée dans cet havre de paix qu'est Trinidad. Luisant, coloré, musical. Tous les soirs nous allions entendre la salsa à la casa musica, vaste bar en plein air où viennent tous les cubains danser et boire un verre. Après deux mojitos, on est vite pris par l'ambiance et par le rythme même si parfois je me sentais un peu vieille au milieu de tous ces jeunes plus beaux les uns que les autres se déhanchant au son de la guitare. Impossible pour nous de nous fondre dans la masse! Avec notre physique, Pat et moi, on nous prenait souvent pour des allemands ou bien des hollandais, personne n'arrivait à croire qu'il pouvait y avoir des français aussi grands! Nous avons dit par nos gestes, en parlant ni l'un, ni l'autre la langue espagonle. C'est là qu'on comprend tout l'intérêt de parler la langue du pays, quoique par chance l'espagnol à des racines communes avec le français et que le langage analogique lui est universel!  Et même là-bas, à l'autre bout du monde j'ai été rattrapée par mon métier... Juani a voulu me faire visiter sa garde-robe pour avoir mon avis et a étrenné pour nous une robe fleurie bleue qu'elle s'était offerte trois mois auparavant et n'avait jamais osé mettre. Quand elle est apparue dans sa robe avec ses deux coktails de fruits frais dans les mains pour nous faire plaisir, je me suis extasiée: " Wouahou! Que vous êtes belle!". Le lendemain j'avais deux roses du jardin d'un rose évanescent dans un vase sur ma table de nuit. La mode est partout un moyen de communiquer impressionnant. Les cubaines d'ailleurs aiment la couleur et les vêtement moulants et aussi ce qui brille, ça m'a frappé le nombre de T-shirts que j'ai pu voir à Trinidad comme à La Havane avec des motifs scintillants...

 

17/02/2011

Là, maintenant.

 

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- Photo Jean Boccacino -

 

J'aimerais qu'une paire de mains douces et gourmandes parcoure de part en part mon grand corps pendant que je ne penserais à rien.

 

 

26/11/2010

voir clair

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" Nous pourrions dire plus simplement: n'essayez pas de comprendre pour comprendre mais laissez-vous aller et acceptez d'être surpris. Accepter de voir en fermant les yeux. La demande paraît excentrique et pourtant il arrive que, pour y voir plus clair, nous fassions le choix de fermer les yeux. Ce n'est pas paradoxal, simplement cela requiert une vision qui n'est pas liée à la vue mais qui la dépasse. Voir clair consiste parfois à être au clair, ou à se mettre au clair, ce qui revient plus à prendre de la distance avec sa pensée. C'est tenter de prendre du recul pour ne pas juger à l'emporte-pièce. Regarder à l'intérieur de soi. La démarche est mentale et s'appuie sur une écoute sensorielle de soi-même. C'est un regard aveugle, un regard sans les yeux, un regard qui fonde une pensée éclairante."

- Sophie Marinopoulos - Le corps bavard -

 

 

23/11/2010

saut du lit

 

Le coeur à fleur de peau, les pores prêt à bondir, de l'eau dans le regard, une certaine lassitude doublée d'une énergie toute particulière: les neurones en éveil, présents, là; étrange sensation, ma journée sera aujourd'hui différente, sensiblement exarcerbée je crois, intense...