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26/06/2014

art de vivre

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" Le monde m'est nouveau à mon réveil, chaque matin."

- Colette -

 

 

23/06/2014

Lee Jeffries

 

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" Ce que la voix peut cacher, le regard le livre. "

- Georges Bernanos -

 

 

 

21/06/2014

Blue a six ans !

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C'est l'été, c'est la fête de la musique, la ville résonne de sons divers et d'ambiances festives...

C'est aussi, plus intimement, l'anniversaire de ce blog... l'anniversaire de Blue !

 

15/06/2014

Portes du Maroc

 

 

14/06/2014

Les rêves

 

Le visage de ceux qu’on n’aime pas encor
Apparaît quelquefois aux fenêtres des rêves
Et va s’illuminant sur de pâles décors
Dans un argentement de lune qui se lève.

Il flotte du divin aux grâces de leur corps
Leur regard est intense et leur bouche attentive ;
Il semble qu’ils aient vu les jardins de la mort
Et que plus rien en eux de réel ne survive.

La furtive douceur de leur avènement
Enjôle nos désirs à leurs vouloirs propices,
Nous pressentons en eux d’impérieux amants
Venus pour nous afin que le sort s’accomplisse ;

Ils ont des gestes lents, doux et silencieux,
Notre vie uniment vers leur attente afflue :
Il semble que les corps s’unissent par les yeux
Et que les âmes sont des pages qu’on a lues.

Le mystère s’exalte aux sourdines des voix,
À l’énigme des yeux, au trouble du sourire,
À la grande pitié qui nous vient quelquefois
De leur regard, qui s’imprécise et se retire…

Ce sont des frôlements dont on ne peut guérir,
Où l’on se sent le cœur trop las pour se défendre,
Où l’âme est triste ainsi qu’au moment de mourir ;
Ce sont des unions lamentables et tendres…

Et ceux-là resteront, quand le rêve aura fui,
Mystérieusement les élus du mensonge,
Ceux à qui nous aurons, dans le secret des nuits,
Offert nos lèvres d’ombre, ouvert nos bras de songe.

 

- Anna de Noailles - ("Le cœur innombrable" – 1901)

 
 
 
 

13/06/2014

Nue

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- Alex Kanevsky -

 

Je suis partie quelques jours sous le soleil du midi, à Fréjus, ça sentait bon le pin et la lumière. Il fallait remettre d’aplomb le jardin du mobilhome de famille qui avait pendant une absence de plus de huit mois un tantinet pris des libertés et manqué d’arrosage. Dans le Domaine du Pin de La Lègue, c’est le nom de l’endroit où pendant près de cinquante ans mes beaux-parents ont passé leurs vacances, on vit en communion directe avec la nature. Une sorte de vie à la Robinson Crusoé améliorée. On passe le plus clair de son temps dehors pour tout : la cuisine, la toilette, les repas, les courses, la sieste, la lecture, l’apéro, l’écriture, la conversation, le jardinage, la rêverie, il n’y a que la nuit qu’on entre à l’intérieur de la caravane pour se mettre dans un grand lit. Chaque fois que j’y ai passé quelques jours en tout petit comité, j’ai remarqué à quel point c’était bon de pouvoir être nue. Comme la douche est extérieure et qu’on est à l’abri des regards, protégé par une végétation généreuse, et que je sais que je suis plutôt seule, j’aime avoir ce contact avec l’air dans le plus simple appareil. Je ne saurais dire pourquoi ça me fait cet effet là, mais la sensation de bien-être est intense. Il fait soleil, chaud, une petite brise caresse ma peau, l’eau participe à cet étonnant moment de symbiose, je me sens débarrassée de tout, à l’état sauvage, tout me semble possible, tout me semble simple, tout me semble superflu sauf cette sensation intense d’existence.

J’ai été élevée dans la peur du corps. Ce n’était pas de la pudeur, c’était plutôt une grande méfiance, comme s’il y avait danger (et il y avait danger). La sensation de sa nudité était interdite, alors progressivement on oublie qu’elle existe, et on oublie d’en profiter… Chaque fois que je retrouve cette sensation, la peau en émoi, j’aime ça et je mesure le chemin parcouru. Je me sens libre, je me sens prête, je me sens humaine.

Je suis émue, nue.

 

 

Fin de la petite pause

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- Kazuo Shiraga -

 

On a parfois besoin de prendre du recul. On a parfois besoin d’arrêter de produire, de créer, d’élaborer. Parfois besoin de mettre son cerveau en jachère, juste être à ce qu’on est sans forcément faire. On sent qu’on est au bout d’un cycle, qu’il faut se ressourcer, qu’il faut changer, qu’il faut retrouver l’énergie: la vitale, celle qui nous fait avancer.

On peut avoir toute les vies que l’on veut, l‘imaginaire est sans limite mais le corps lui en a et a besoin de se mettre à l’arrêt. Un cerveau, ça se fatigue aussi…

On cherche des explications parce qu’on s’en veut de ne plus trouver la force ou l’inspiration, on se désole et on pense que c’est parce que ceci, ou cela alors que ceci et cela sont notre quotidien depuis longtemps. Pas tellement plus de travail, pas tellement plus de soucis, toujours autant de stress, toujours autant d’envies mais plus d’énergie, la source tarie.

Arrive alors, dans un petit colis d'Outre-Atlantique, une lettre délicieuse et deux disques épatants d'une artiste dont on découvre le talent…

Et c’est reparti, on retrouve sa force d'en-dedans...

  

03/06/2014

Petite pause

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Trop de tracas, trop d'ouvrage, trop d'ailleurs, trop de projets en même temps, trop d'énergie à consacrer au quotidien, au travail, à l'écriture, à l'amour des miens, trop de curiosité et trop peu d'heures au cadran... Je marque une petite pause pour quelques temps. Prenez soin de vous !

Love,

Blue

 

28/05/2014

Rachael Lander

 

 

17/05/2014

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« J'habite la demeure du possible. Elle a plus de portes et de fenêtres que la demeure de la raison. »

- Emily Dickinson -

 

 

 

Rencontre

 

« Nous méritons toutes nos rencontres. Elles sont attachées à notre destinée et ont une signification qu'il nous appartient de déchiffrer. »


- François Mauriac -

 

 

10/05/2014

Dan Mc Caw

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- Toiles de Dan Mc Caw -

 

 

" Échapper au soi solidifié. Le liquéfier, le gazéifier, le disperser aux milles vents."

- Felwine Sarr - 

 

 

09/05/2014

Miel et cendres

 

Escapade marocaine -1-

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J’ai toujours aimé le Maroc mais je n’avais jamais mesuré à quel point. Quand je pose mon premier pied sur le tarmac, je sens immédiatement l’effet « bled », comme me dit souvent ma collaboratrice qui a du sang tunisien, par sa mère, dans les veines.

Je me sens autrement, je me sens plus ouverte, moins stressée, plus détendue d’emblée.

Je ne sais si c’est l’air, la lumière, ou peut-être l’Atlas qui trône majestueusement, les palmiers, le bleu intense du ciel, je ne sais dire le pourquoi du comment mais la magie opère. Je suis loin, je suis bien, je me sens être.

Trois heures de vol et c’est l’ailleurs, l’autrement. Le fait de pouvoir parler sa langue maternelle doit ne pas être étranger au fait de se sentir comme chez soi même si à des années lumière de mon Nord natal. Kif-kif, chouïa, choukrane…

A peine arrivée à destination dans un lieu magique au milieu des palmes, j’ai tout de suite pensé à Montaigne, en quête d’une sagesse à sa mesure, conforme à sa nature, convaincu que chaque individu doit pouvoir trouver lui-même la voie du bonheur qui lui convient, en fonction de ce qu’il est, de son caractère, de sa sensibilité, de sa constitution physique, de ses forces, de ses faiblesses, de ses aspirations et de ses rêves. Que sais-je ?

Je me suis laissée aller, laissée aller à penser et à rêvasser, deux des activités que je préfère, avec celles d’aimer, d’écrire et d’entreprendre… J’ai construit en une semaine au moins dix maisons, toujours toutes un peu les mêmes avec quelques variantes, selon mon inspiration, des plantes différentes dans le patio, les préférant plutôt odorantes un jour : daturas, jasmins, roses, ou plus sculpturales à d’autres moments : palmiers, oliviers, bougainvilliers blancs. Et je ne vous parle pas de la décoration des chambres… Une africaine, une asiatique, une andalouse, une magnifique… J’aimerais pouvoir les décrire comme Raymond Chandler. Ses descriptions dans les enquêtes de son Philip Marlowe sont d’une telle précision et d’une telle poésie, riches, intenses, chargées, truculentes, j’ai adoré les lire : «  L’entrée principale de la demeure des Sternwood (traduit de l’anglais par Boris Vian) avait deux étages de haut. Au-dessus des portes, de taille à laisser passer un troupeau d’éléphants hindous, un grand panneau de verre gravé représentait un chevalier en armure sombre, délivrant une dame attachée à un arbre et qui n’était revêtue que de ses longs cheveux ingénieusement disposés. Le chevalier avait rejeté la visière de son casque en arrière pour se donner un air plus sociable, et il tripotait les nœuds des ficelles qui retenaient la dame à l’arbre, sans arriver à rien. Je le considérai et je me dis que si j’habitais la maison, tôt ou tard, il faudrait que je grimpe pour l’aider… il n’avait pas l’air de s’y mettre sérieusement. »

J’ai avalé littéralement Chandler entre deux Essais de Pierre Eyquem… Quel ravissement !

Une  première chambre aux murs couleurs d’orage, comme les robes de Peau d’Ane, ce conte qui a bercé mon enfance avec Cendrillon et le Chat botté… Des murs enduits à la chaux, dans des tons indéfinissables, tadelakt partant du gris au brun. Un grand lit drapé de lin blanc brodé d’une arabesque taupe tout le long et un plaid dans une matière rude, un tissu berbère tissé à la main, aux motifs discrets mais à la présence brute, contrastant avec le raffinement d’un mobilier en fer forgé délicat et fin à la Giacometti, plutôt haut sur pied et supportant de chaque côté du lit, une lampe en peau de chameau et un petit vase boule en verre soufflé garni de roses fraîchement cueillies dans le jardin qui s’étale à perte de vue au travers de la grande baie vitrée protégée par deux grands volets en bois de cèdre sculpté…

 

  ( à suivre ... ) 

 

30/04/2014

Ailleurs

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L'ailleurs peut être un moyen de s'ouvrir à l'autre et du coup à soi-même, voyager n'est sans doute pas guérir son âme, mais l'enrichir, ça c'est certain. On ressort toujours grandi d'explorer, les portes sont faites pour être franchies...

 

 

28/04/2014

Dialogue

 

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Angoisse

Je n’aime pas me sentir ainsi. Démunie. Je n’aime pas me sentir ainsi désarmée, vulnérable, apeurée. Pourtant, je le suis. Après une nuit d’angoisses sourdes sans visage et sans sens, je me suis levée nouée, la peur au ventre. Impossible de mettre des mots sur cette peur envahissante et profonde, impossible de comprendre pourquoi elle se réveille et pourquoi elle me donne envie d’hurler et de fuir. Je suis coincée. Je me sens prisonnière. Acculée. Inhibée. Impossible de décider, d’agir, de remuer. Pourtant, je sais avoir sans doute en moi quelque part la solution, le moyen d’en découdre, le moyen de la tenir à distance à défaut de la résoudre.

Avant-hier, une de mes amies me présente sa fille revenue de six mois d’absence :" tu te rends compte elle va avoir vingt ans, demain ! On aimerait avoir vingt ans avec ce qu’on sait maintenant, n’est ce pas ?"

Non, je n’aimerais pas ça. C’est bon aussi de ne pas trop en savoir. C’est bon de penser qu’on a devant soi l’espoir. C’est bon de penser que la peur est passagère, qu’on a toute la vie devant soi. Chaque chose en son temps.

En attendant, ça me fait mal en dedans, et je me sens coupable de je ne sais quoi et j’ai beau tenter de me raisonner et de relire, revoir, repenser, je suis pétrie de frayeur à l’idée de mourir sans avoir pu accomplir ce pourquoi je me suis battue, ce pourquoi j’ai tant souffert, cette vérité si compliquée et cette vie qu’il m’a fallu mener pour l’appréhender et l’accepter.

J’ai encore bien du chemin vers la sérénité…

 

 

26/04/2014

Wouahou !

 

 

25/04/2014

Barbara Hepworth

Si j'avais dû être sculpteur, j'aurais aimé être cette femme là. Ces sculptures me donnent un frisson rare et j'aime sa manière non seulement de les créer mais de les entourer...

 

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On vient à peine de commencer