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26/04/2014

Wouahou !

 

 

25/04/2014

Barbara Hepworth

Si j'avais dû être sculpteur, j'aurais aimé être cette femme là. Ces sculptures me donnent un frisson rare et j'aime sa manière non seulement de les créer mais de les entourer...

 

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On vient à peine de commencer

 

 

Lieux, bâtisses, création

" Nous devons préserver les lieux de la création, les lieux du luxe de la pensée, les lieux de l'invention de ce qui n'existe pas encore, les lieux de l'interrogation d'hier, les lieux du questionnement. Ils sont notre belle propriété, nos maisons, à tous et à chacun. Les impressionnants bâtiments de la certitude définitive, nous n'en manquons pas, cessons d'en construire..."
 
- Jean-Luc Lagarce -
 
 
 

Blue

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11:01 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, blue, émotion, partage, humain

22/04/2014

De l'amour

Au nom de quoi ne faudrait-il aimer qu’une seule personne dans sa vie, au nom de quoi aimer une personne empêche d’en aimer une autre, pourquoi ne pourrait-on pas aimer en même temps sept hommes, dix femmes, trois enfants et ce d’un amour tout aussi important et ravageur. D’où vient cette idée qu’il faut restreindre son cœur ? J’aime. J’aime aimer, j’aime l’être aussi et pourquoi ne pourrais-je pas, en plus d’ouvrir mon regard sur le monde et mon esprit, ouvrir tout grand mon cœur ?

 

 

Cheminement

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- Photo Neil Craver -

 

 

" Mais nous savons peu de choses tant que nous n'avons pas fait l'expérience de ce qu'il y a d'incontrôlable en nous."

- John Muir -

 

 

21/04/2014

Grand ménage

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- Kimono et photo Serge Mouangue -

 

Ce week-end de Pâques, j’ai entrepris un grand rangement d’une petite pièce jouxtant la chambre des enfants où s’entassent le linge propre et le linge sale, les draps, les serviettes de bains, da plage, de table, une caisse de chaussettes dépareillées et tout un fatras de vêtements divers en attente de repassage. Le départ de mon fils aîné qui s’est installé avec sa douce a libéré sa chambre alors j’ai pu dans un grand élan tout passer d’une pièce à l’autre pour faire un grand tri… Il faut dire que ça fait au moins cinq ans que je n’avais pas mis les pieds à fond dans cette pièce, les enfants sont grands maintenant et chacun fait lui même sa petite lessive, quant à moi, j’y faisais un passage éclair une fois par semaine pour le linge de maison et mes effets personnels sans jamais trop m'y attarder. J’ai fait alors des découvertes au milieu des piles s’accumulant de tissus froissés :

Un kimono en soie rebrodé que m’avait offert un vieil ami architecte il y a une vingtaine d’années, j’en avais complètement oublié la couleur. A sa vue j’ai été très émue, je me suis souvenue des longues discussions poétiques que nous avions autour d’un thé vert, je me suis souvenue de ce disque d'Erik Satie qu’il passait en boucle et puis de son parfum si subtil; c’était et c’est toujours un homme sensible mais je l’ai perdu de vue … Il faudrait peut-être que je me mette en quête de savoir ce qu’il est devenu, je pourrais lui envoyer une photo du kimono qui est toujours aussi étonnant de beauté et de raffinement.

Une paire de petits chaussons rayés bleu et blanc bien usagée, elle avait appartenu à mon cadet qui n’avait jamais voulu à l’époque les jeter. Il tenait beaucoup à ses petites affaires. Il était très soigneux. Quand je vois maintenant le chambard dans sa chambre, je me dis que les temps ont changé !

Et enfoui en dessous d’une montagne de torchons, un petit carnet noir. Que pouvait donc bien faire mon petit carnet noir au milieu de tout ça. Et pourquoi n’avais-je jamais cherché à savoir où et pourquoi ce petit carnet noir avait disparu de mon espace ? Et qui avait placé ce petit carnet noir à cet endroit improbable ? Tout en me posant ces questions, j’ai ouvert le carnet noirci de citations. Et j’ai lu, en souriant ce que j’y avais inscrit, ce qui à l’époque me remuait, m’interpellait, me donnait à penser. Pas de date, impossible de me souvenir quel âge avait ce carnet. " Les nuits passées avec toi sont ces fragments de liège qui me soutiennent à la surface de la vie ", " Quand j’aime, mon sentiment est une inondation qui s’épanche tout à l’entour ", " Chacun de nous a sa lutte à soutenir contre son éparpillement particulier "  et celle-là, que j'ai soulignée : " Vivre signifie être conscient, joyeusement jusqu’à l’ébriété ". Je crois bien être restée deux bonnes heures à relire et sourire et ressentir. J’ai été surprise de voir à quel point tout ce que j’avais noté et recueilli dans ce carnet, avec bien sûr le nom de chacun des auteurs - Montherlant, Flaubert, Sachs, Henri Miller - avait sur moi toujours le même effet. Je n’avais donc pas tant changé... Mais diable que faisait cet objet dans cet endroit alors qu’il n’aurait jamais dû me quitter et comment avais-je pu vivre sans pendant toutes ces années ?

J’ai cessé d’y penser, j’ai continué à ranger, à plier, à laver, à repasser, à remuer, à étendre, les mains occupées, le corps à l’ouvrage mais l’esprit en remue-méninges. Me revenaient en mémoire tous ces livres que j’avais lus et qui avaient fait mon bonheur, touts ces mots qui ont dansé et dansent et toutes ces émotions intenses à leur découverte. C’est bon de faire des grands ménages de printemps !

 

20/04/2014

Open your ears

 

 

Fanny Nushka Moreaux

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Pour Nushka

« Chloé, dit-elle, toi, l’image, approche » ; Chloé, Vera, Lou ou Claire, n’ont de cesse de revenir en mémoire à chaque montée d’escaliers. Ces exclamants fantomatiques, à la peau de cire, qui tendent une main ont pourtant le regard rempli de soupçons. Entre postures fantomatiques et tournures d’anges, d’où viennent ces corps, ces traits étoilés, ces grains d’harmonie. Nushka leur offre des marches, des escaliers, des draps, des chaises, des pierres et des poutres, pour les faire tourner, prendre soin d’eux, les mettre en avant, les renverser. Ils volent mais elle ne les regarde plus qu’en tant qu’énigmes de la vie moderne, Lucian Freud n’ayant pas tout résumé. Mais nous sommes à Paris, et ces escaliers sont stendhaliens, ils grimpent jusqu’aux nuages, entrent dans une peinture sourdante d’un lieu sous terre – écho du monde social d’Orphée – sur des tableaux désarmants, une réalisation pulsionnelle qui enlève, frappe, saisit ; c’est un labyrinthe de peintures naissant, une matrice inamovible formalisée en un palladium de trois volontés : hostinato rigore, douceur, légèreté. Jenny Saville, à Oxford, nomme aussi la fabrication d’une œuvre d’un terme étrange avant de laisser chacun s’exclamer: les belles choses, les désarmantes, se font sans tenir de compte ; et ces lambeaux d’étoiles de Nushka, de tissus et de peaux, côtoyant un si fort besoin de tracer et de scier le temps, transportés de toits en toits, donnent mille feux à une œuvre qui montre, pas à pas, d’une beauté irisée, ce que peut la peinture : former le désir au goût de l’éternité.

- Jeremy Mercier, 8 juillet 2012, Oxford -

 

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Nushka est née en 1983, elle vit et peint à Paris.

Diplomée de Sciences Po, puis d’HEC en juin 2010, Nushka peint depuis plus de dix ans. C’est le patrimoine et la culture qui ont attiré Nushka à Science Po, le management culturel qui l’ont conduit à HEC. Nushka considère en effet que la création est un tout, le résultat d’un savoir multi-facette. D’où sa soif d’apprendre, partout, n’importe où.

C’est au côté de trois peintres qu’elle a appris la peinture et le dessin : le peintre américain Zawacky lui a d’abord enseigné l’art du trait à Detroit. Maggie Siner l’a ensuite acceptée à ses côtés pour lui apprendre la mécanique des couleurs. Nushka la considère encore comme son mentor et entretient avec elle une relation forte d’élève à maître.

De retour à Paris, elle rencontre la peintre Hashpa qui lui enseigne la sensualité du modèle et l’art délicat de la composition.

C’est pourquoi la peinture de Nushka allie une maîtrise technique et un style, des sujets des plus modernes. Son pinceau mêle harmonieusement inspirations américaines et européennes, une dualité qui sous-tend l’originalité de son travail.

 

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19/04/2014

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Je ne serais pas ce que je suis si je n'avais pas été ce que j'étais.

 

 

 

18/04/2014

Sans paroles

 

 

Oye-Plage

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- Photo Dominique Hasselmann -

 

 

Quand mon ami Dominique m’a envoyé cette photo de la plage d’Oye, une flopée de souvenirs pas trop tendres m’est revenue. Nous y allions souvent avec papa, maman. Papa avait un couple de vieils oncles qui y avait une petite bicoque. Comment s’appelaient-ils déjà ?

Francis et Georges, je crois. Oui, c’est ça. Francis et Georges. Deux vieux garçons qui avaient été ostracisés par la famille toute entière parce qu’ils étaient homosexuels. Deux hommes charmants que maman tentait de remettre dans le droit chemin. A l’époque, elle s’occupait de mettre en relation des hommes et des femmes pour qu’ils construisent un couple, elle était une sorte de conseillère matrimoniale. Elle n’était pas à une aberration près, ma mère !

Cet été-là, elle s’était mis en tête de présenter Françoise et Jacqueline, deux vieilles filles de son village d’enfance, à Georges et Francis qui avaient déjà l’un et l’autre au moins plus de cinquante ans. L’ambiance était tendue. Je devais avoir onze ans. Je ne comprenais pas à l’époque ce qui se passait, pour moi c’était étrange. J’avais toujours connu mes deux grands oncles ensemble, blaguant, cuisinant, et nous racontant toutes sortes d’histoires drôles. C’était des bons vivants.

Ces quinze jours furent pesants. On aurait dit que personne n’était à sa place, et maman était d’un miel effarant, minaudant, poussant ses deux ouailles dans les bras de ces messieurs en leur faisant bien comprendre l’intérêt qu’ils auraient aux yeux de la famille à rentrer dans le rang.

Je n’aimais pas ce qui se passait, je sentais la fausseté et surtout la grande tristesse de cette idée et de son devenir. Parce qu’à ma grande surprise, elle est arrivée à ses fins et Georges finit sa vie avec Françoise et Francis avec Jacqueline. Je n’ai plus jamais vu mes grands oncles sourire depuis. L’un et l’autre ont dépéri à petit feu. Paix à leurs âmes.

 

Oye-plage reste pour moi, l’endroit du contre-nature, de l’anti-bonheur. Et si pendant des années cette plage fut pour moi un endroit de liberté sauvage où je pouvait courir jusqu’à m’effondrer la tête dans le sable, où je pouvais chanter à tue-tête : « l’amour est enfant de bohème » et où nous faisions avec mon petit frère des châteaux de sable étourdissants, elle perdit d’un seul coup toute sa superbe après cette quinzaine estivale qui m’a tourmentée longtemps sur la nature des sentiments.

 

 

17/04/2014

Amoureuse de l'amour même

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- Josefine Clemens -

 

"Dans l'amour, sans doute, toutes les femmes ont de beaux yeux. Mais celle-ci, l'amour la jette dans le désordre de l'âme (choix volontairement stendhalien du terme) un peu plus avant que les autres femmes. Parce qu'elle est davantage que les autres femmes "amoureuse de l'amour même".

- Marguerite Duras -

 

 

16/04/2014

Outremer

Drôle de journée difficile. La ville était vide. Pas de bruit. Pas de passage dans la rue. Rien qu’une belle lumière crue et un vent frais. C’est compliqué parfois le temps qui semble s’arrêter et qui pourtant en même temps s’écoule. J’ai passé ma journée à attendre. Attendre. Dans mon métier c’est stupéfiant ce temps d’attente. Des heures entières. Et puis d’un seul coup il faut être tout à fait là à peut-être l’unique personne qui a besoin de vous. Elle est entrée quelques minutes avant la fermeture.

-       Je peux jeter un œil ?

-       Oui, et si je peux vous être utile…

-       Je n’ai pas le moral !

-       Je vous laisse regarder, je suis tout près…

Elle est restée un moment à laisser sa main caresser les vêtements. Et finalement a voulu passer un petit pull bleu outremer avec un charmant sautoir fin de fil d’argent et de perles en pâte de verre assorties au bleu de la fine maille dans laquelle soudainement elle semblait revivre. Elle a retrouvé alors le sourire et moi, le sens de ma présence dans la boutique. J'ai pensé à Aristote, l'étonnement de ce que les choses sont ce qu'elles sont, qu'il attribue au commencement de toutes les sciences alors qu'il est aussi, cet étonnement, le commencement de toutes les relations. Pas une journée sans que je m'étonne, même dans celle-ci qui me semblait si morne...

 

13/04/2014

Marguerite

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" Ecrire c'est tenter de savoir ce qu'on écrirait si on écrivait. "

- Marguerite Duras -

 

En lisant ce matin le Hors-Série du Télérama sur Duras - c'est tellement plus que rare que j'aille chez le marchand de journaux mais hier Pat m'a demandé d'aller lui prendre le Nouvel Obs, alors mon regard a bifurqué et je suis sortie avec le nouvel Obs demandé, ce Hors-Série ainsi qu'une découverte pour moi, Psycho et Cerveau, une revue à laquelle je m'abonnerais bien avant de m'y abandonner et ce supplément d'âme... Hé,hé.

Je ne suis pas loin, j'ai été accaparée par ces choses essentielles de la vie : la famille, le travail, la fabrique du quotidien... toutes ces choses qui éloignent de l'écriture mais qui en même temps en font le ferment. Et ce matin, en écossant mes petits pois et en équeutant mes haricots verts, tout en surveillant le poulet dans le four, j'ai lu ce hors-série, et je me suis délectée de la vie et de l'avis de Marguerite et de ses idées et de sa manière de les faire passer et j'ai aimé, tant aimé.

Alors j'ai décidé de reprendre mon flambeau, j'ai décidé de continuer à écrire, dire et partager. " Il y a des lieux dans ma mémoire qui déchaînent des passions très fortes " nous dit Duras, nul lieu n'en déchaine chez moi plus que celui-ci.

Je vais m'écrire ici, une fois encore, une fois de plus, une fois pour tous. Parce que j'en ai besoin. C'est l'enjeu de ce lieu, c'est mon dessein.

 

04/04/2014

"Féroces" de Robert Goolrick

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31/03/2014

Songe d'une journée de printemps

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- Thomas Dodd -

 

 

27/03/2014

Amor fati

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- Photo John Adamski -

 

"Je veux apprendre toujours plus, à avoir dans la nécessité des choses le beau : je serai ainsi de ceux qui embellissent les choses. Amor fati : que ce soit dorénavant mon amour ! Je ne veux pas faire la guerre au laid. Je ne veux pas accuser, je ne veux même pas accuser les accusateurs. Que regarder ailleurs soit mon unique négation ! Et somme toute, en grand : je veux même, en toute circonstance, n'être plus qu'un homme qui dit oui."

- Friedrich Nietzsche -

 

 

25/03/2014

vérité

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