28/11/2010
jet
Le cours d'encre de ma plume jaillit de mes entrailles, percutant comme l'écriture permet.
13:59 Publié dans écriture, pensée du moment | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : écriture, pensée du moment, révélation, introspection, libération, fascination, passion, humain
Messiah
Pas confortables les sièges à l'église même pour écouter voire entendre un chef-d'oeuvre, bon, c'est pas à l'église que c'est le plus confortable... moi c'est pas tant les coussins sous les fesses qui me manquent dans ce genre d'occasion, c'est que ça me coûte plus que la peau des dîtes fesses en question. J'ai par hasard, malheur, concordance des choses, concours des circonstances, aléas du destin, éducation, petits arrangements avec le ciel, le destin, l'autre monde, celui qui va régler ces choses d'aujourd'hui qu'on ne peut pas voir, pas appréhender, pas régler... une certaine distance... et ces musiques "divines" bien malgré moi m'emportent. C'est étrange parce que parfois je m'en veux, un bon rock de derrière les fagots presque me rend à moi-même mais j'avoue ne pas pouvoir résister au sacré même si je dois avoir les fesses en miettes pour en profiter. Haendel et Bach font partie de ma constitution, ils sont loin d'être les seuls, mais chacun sa matière. J'aime autant une suite pour violoncelle qu'un quatuor, une sonate, un poème, une aquarelle, un vers, un mot au téléphone de deux coeurs qui comptent, un long mail, une fleur qui ne perd pas ses pétales, un poème sur papier au petit déjeuner, un geste galant, un baiser piquant d'un de mes fils mal rasé, un mot en commentaire, un ouvrage qu'on me dédicace, plus encore un livre qu'on me livre, un coeur qu'on m'abandonne, une confiance que l'on partage, une confidence qu'on me confie. La vie, la vie, la vie est telle qu'on la façonne, elle est entre nos mains, alléluia, et là que volent les plumes, pas besoin de coussins ni d'air bag, ni rien d'aucune sorte, seulement l'important c'est d'être à...la vie et recevoir la vie de l'autre. Hum, euh, alléluia!
02:33 Publié dans état d'âme, Musique | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : vivant
26/11/2010
voir clair
![t-les_yeux[1].jpg](http://helenablue.hautetfort.com/media/02/02/642854757.jpg)
" Nous pourrions dire plus simplement: n'essayez pas de comprendre pour comprendre mais laissez-vous aller et acceptez d'être surpris. Accepter de voir en fermant les yeux. La demande paraît excentrique et pourtant il arrive que, pour y voir plus clair, nous fassions le choix de fermer les yeux. Ce n'est pas paradoxal, simplement cela requiert une vision qui n'est pas liée à la vue mais qui la dépasse. Voir clair consiste parfois à être au clair, ou à se mettre au clair, ce qui revient plus à prendre de la distance avec sa pensée. C'est tenter de prendre du recul pour ne pas juger à l'emporte-pièce. Regarder à l'intérieur de soi. La démarche est mentale et s'appuie sur une écoute sensorielle de soi-même. C'est un regard aveugle, un regard sans les yeux, un regard qui fonde une pensée éclairante."
- Sophie Marinopoulos - Le corps bavard -
17:37 Publié dans psycho, réflexion | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : psychologie, réflexion, pensée, introspection, rencontre, livre, écriture, sensation, perception, humain
25/11/2010
trésor

- Photo Laure K -
A quoi rêve une petite fille qui vient d'avoir cinq ans, à quoi rêve une grande fille, les rêves de la petite appuyés sur son coeur, que sont devenus nos rêves de-quand-on-était-petits, en quoi sont faits nos rêves, maintenant, devenus grands?
16:36 Publié dans amitié, pensée du moment | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : amitié, enfance, rêve, anniversaire, rencontre, filiation, famille, pensée, humain
24/11/2010
hier
La journée s’annonçait sous de tendres auspices, j'étais plutôt sur la position cœur, les cellules du cerveau en action sur la droite et puis ce réveil mi-figue, mi-raisin pourtant énergisant assez tardif, je m’étais permise une grasse, ça m’arrive rarement surtout en tout début de semaine où je suis plutôt normalement le pied à l’étrier, une fois n’est pas coutume!
Je savais que la journée serait pleine et vraiment différente, c’était de surcroît l’anniversaire de mon beau-papa, et nous avions prévu de lui faire une visite pour cette occasion, mon homme et moi. Il n’est plus tout jeune, et perd la vue, de plus en plus, et ça l’angoisse drôlement, sa maman étant elle décédée complètement non-voyante, il m’a dit d’ailleurs en fin de soirée : « Tu sais c’est dur, de ne plus voir clair quand on a eu comme moi jeune la vue d’un aigle! » ; mais et c’est plus touchant encore ce qui lui fait vraiment profond de la peine c’est de voir sa femme celle qu’il aime depuis plus de cinquante ans perdre doucement la tête, elle est atteinte de leucoaraiose ou plus vulgairement de démence sénile, le cerveau en gruyère, qui fait qu’elle perd doucement la mémoire, qu’elle se désocialise, qu’elle puise dans son enfance de plus en plus ses souvenirs, qu’elle perd de sa superbe de son autonomie.
Mais avant cette soirée la journée ne fut pas en reste d’émotions en tout genre. J’étais en état d’hyper réceptivité dont acte. J’ai reçu quelques coups de téléphone plus ou moins agréables, laissons les moins de côté, j’avais l’humeur « partie pleine du verre », j’ai envoyé un sms tendre à un bon ami cher, échangé quelques mails sulfureux et coquins avec une vieille amie, parlé un bon bout avec ma chère Laure de projets, de construire, d’élaborations, toujours des échanges riches et stimulants en diable, j’ai tenté d’avoir Laurence au bout du fil sans grand succès, j’ai aimé entendre une voix venue de loin en fin d’après-midi, j’ai eu une discussion étonnamment intime avec ma collaboratrice justement sur ce thème de la vieillesse, de cette prise de conscience qu’on est de passage : elle est jeune maman et sa grand-mère qui compte beaucoup pour elle lutte avec les signes inéluctables de l’âge, ce qui ramène chacun à sa propre destinée et aussi à se positionner dans l’échelle familiale, comment vais-je vieillir face à mes enfants, on mesure aussi qu’on n'est pas immortel, « Que va devenir ma fille si je meurs demain? ». Je n’étais pas surprise, j’avais dès le matin senti que ce serait une journée assez dense avec de quoi réfléchir et réflexionner. Un peu avant qu’on ait cette discussion sincère, une de mes vieilles connaissances m’annonçait droit dans les yeux ne plus en avoir pour très longtemps, on venait de lui déceler un cancer pas terrible celui du pancréas, je lui dis : « Ne dites pas de bêtises ! Vous êtes une dure à cuire… », ce à quoi elle répond « Vous avez bien raison Hélène, j’ai toujours eu une santé de fer mais là, vache, c’est costaud, ils me font un traitement de cheval, regardez mes cheveux, je les perds par poignée ! Remarque le positif, c’est que je perds du poids ! Gardons le sens de l’humour, n’est-ce-pas? » Et bien, la journée pour le coup prenait une drôle de tournure, mais bon, j’avais en moi de quoi la conforter, elle est repartie plus légère et plus souriante, plus gaie!
Il ne me restait plus qu’à prendre la route pour Paris pour la petite fête concoctée avec ma belle-sœur pour l’anniversaire de son père. J’avais émis l’idée d’amener un couscous, c’est le plat préféré de grand-papa, c’est ainsi que je l’appelle, toute la famille d'ailleurs, c’est normal, il a vécu une grande partie de son enfance en Algérie, pour lui c’est le plat familial et convivial par excellence et celui que mon vieil ami Momo sert dans son restaurant tout près de là où j’habitais plus jeune est un des meilleurs que j’aie jamais mangé, c’est sa vieille maman qui toujours le cuisine et qui me fascine par son endurance, toujours fidèle au poste, ne se plaignant jamais, son beau visage creusé par les épreuves du temps et par toutes les joies que lui donnent ses enfants. Nous étions allés là-bas au pays, dans leur village du Maroc pour fêter les dix-huit ans de sa petite fille, j’en garde un souvenir ému et tenace, étonnant. Je savais que nous ne pouvions plus lui faire plaisir, de plus Claude, ma belle-sœur, avait de son côté préparé avec soin une salade d’oranges, avec des « elle et lui », c’est pas encore la saison me disait-elle des « toi et moi », j’ignorais pour ma part que les oranges pouvaient avoir des noms si poétiques et gagner en saveur en se rapprochant l’une de l’autre, ça m’a fait bien sourire, et puis elle avait aussi amené dans ses bagages, sa magnifique et merveilleuse mousse au chocolat, dessert préféré dudit grand-papa mais aussi de grand-maman, surtout !
Une belle soirée chaleureuse, chacun y mettant du sien pour qu’elle se passe fluide, on glanait des souvenirs on a parlé d’avant, des choses plus ou moins gaies, des épreuves traversées. Grand-maman nous relatant une fois encore cette fois où des allemands avaient fait feu sur elle avec leurs mitraillettes juste pour lui faire peur et qu’elle n’avait jamais de sa vie pédalé aussi vite sa jupe volant au vent, elle se répétait d’ailleurs:« Ils voulaient juste me faire peur, avec ma jupette, ça ils ont réussi, mais ils ne tuaient pas les enfants de mon âge… ». C’est là que j’ai pris conscience que je n’avais pas connu de guerre, du moins pas de cette nature, et c’est là que je me suis dit aussi que ça ne pouvait en aucun cas rester indolore pour ceux qui la portent dans leurs fibres et dans leur mémoire. On a évoqué aussi d’autres souvenirs douloureux, la perte d’un de leur fils, et puis cette mort qui traîne à arriver et ce corps qui doucement s’use et se perd en route, c’était serein, poignant et bien arrosé, on s’est sifflé à quatre trois bouteilles de bordeaux aux noms plus jolis les uns que les autres, grand-papa étant descendu à l’aveugle dans sa cave et avait tiré une bonne pioche! A quatre parce belle-maman carbure elle au coca, un reliquat de son adolescence à New-York, il y a de ça un bail!
C'est comme ça que je me suis retrouvée en léger état d'ivresse à 2h21 à écrire quelques phrases avant le dodo bien mérité, des idées plein la tête et que je me suis levée ce matin le coeur gonflé, les poils hérissés, la tignasse en bataille et matière à penser...
17:31 Publié dans art de vivre, réflexion | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : réflexion, vie qui passe, maladie, mort, famille, échange, amour, amitié, humain
juste avant le dodo
Fermons la parenthèse, l'énergie du matin était plus que salutaire au vu de ce que j'ai eu à vivre aujourd'hui! La vie est si singulière et si riche et les événements qui la composent si complexes, si particulièrement étonnants et si imprévisibles...Et loin d'être faciles, on ne nage pas dans le sirop d'érable ni dans aucun sucre d'aucune sorte, même pas le raffiné!
On se lève le matin fait d'une certaine matière, et le soir soir on se couche tard, parfois même très tard fait d'une autre mouture.C'est ça pour moi qu'être humain, s'ouvrir à ce qui se présente, s'ouvrir à l'autre, s'ouvir sans se défaire, bien au contraire, bien plus riche!
Mes rêves, j'espère, vont être à la hauteur de mes jours... Et réciproquement! C'est ce que je me souhaite, secrètement au fond de mes méandres, mais plus qu'officiellement passants et passantes de mon espace blog, je le souhaite à vous, et je vous l'espère, du fond du coeur.
02:21 Publié dans état d'âme | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : pas de fuseaux horaires pour les sentiments...
23/11/2010
saut du lit
Le coeur à fleur de peau, les pores prêt à bondir, de l'eau dans le regard, une certaine lassitude doublée d'une énergie toute particulière: les neurones en éveil, présents, là; étrange sensation, ma journée sera aujourd'hui différente, sensiblement exarcerbée je crois, intense...
10:45 Publié dans état d'âme | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : état d'âme, sensation, réflexion, état d'esprit, humeur, humain

