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22/12/2013

Andrew Wyeth

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- Toiles d'Andrew Wyeth - 




podcast

- Gymnopédies - Satie -


 

" Hâte-toi de bien vivre, et songe que chaque jour est à lui seul une vie."

- Sénèque -



20/12/2013

Safar

 

19/12/2013

Dar Si Saïd

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Une nouvelle fois à Marrakech, une nouvelle fois l’émotion, une nouvelle fois l’énergie, l’emballement, la passion pour les beautés de ce pays. Là-bas, je me sens emportée. J’ai l’imaginaire en folie, et la douceur de vivre coule dans mes veines. J’aime. Le Dar Si Saïd, imposant riad du XIXème siècle a été bâti par le frère du grand vizir Ba Ahmed ben Moussah, fameux propriétaire du palais de la Bahia, superbe monument de style arabo-andalou. Un endroit magique. Surtout ce patio couvert de zelliges réservé aux concubines.

J’y suis restée à rêvasser une bonne heure, seule au milieu des mosaïques... J’ai pensé, en regardant le ciel encadré par une généreuse moulure en cèdre sculpté, à ce que devait être la vie des femmes d’alors, comment vivaient-elles, que ressentaient-elles, qu’elles étaient leurs désirs ? Et puis j’ai pensé à la mienne, à ma belle et riche vie, à tous les possibles qui me sont offerts, à ce que j’en faisais, à ce que je vais en faire. Nous sommes faits de la matière de nos songes, découvrait Shakespeare. Ne sommes-nous faits que de cela ?

 

 

En emportant ma liberté

 

11/12/2013

Erwin Blumenfeld

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Principalement connu pour ses photos de mannequins en une des magazines américains Vogue et Harper Bazar dans les années 40 et 50, le juif allemand Erwin Blumenfeld (1897-1969) a avant tout commencé sa carrière en Europe et loin du monde de la mode. Ce sont ces heures noires d'une Europe en guerre que le Jeu de Paume a voulu mettre en lumière. Le spectateur suit ses premiers pas dans le monde de l'art qui prennent la forme de dessins et collages en tout genre et dans lesquels la guerre et Charlie Chaplin ("Charlie", 1920) sont des thèmes récurrents. Puis, après cette période dada, arrive la photo. Des portraits en studios, majoritairement de femmes, des nus, du noir et blanc... C'est la naissance d'Erwin Blumenfeld le surréaliste. On y comprend qu'il aime transformer la réalité et jouer tantôt avec le sujet, en insérant des objets déformants dans le cadre (comme un miroir dans ce nu déroutant "M's torso in mirror"), tantôt avec les négatifs en chambre noire. La solarisation, la distorsion des visages, la superposition, surexposition et multiplication des négatifs deviennent sa marque de fabrique. On les retrouve tout au long de sa vie non seulement dans ses travaux de mode mais aussi dans ses œuvres plus personnelles et engagées ("Hitler, Graunfresses, Hollande", 1933, superposition de négatifs d'un portrait d'Hitler avec des radiologies d'un crâne). De salle en salle, on ne perd jamais ce fil conducteur qu'est l'art de la vraisemblance et on ne fait qu'apprécier de plus en plus cette parfaite technique photographique qui semble lui être innée. 

- Caroline Pomes -


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La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu
C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d’une couvée d’aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l’innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.

- Paul Eluard -


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" Tant de mains pour transformer le monde, et si peu de regards pour le contempler."

- Julien Gracq -


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09/12/2013

Petit éloge du désir -1-

" Tu parles ici comme femme, et mûre. Tu ne sais pas comment sentiront et se comporteront les femmes à venir, quand l'égalité aura plus sûrement progressé, quand les vieilles lunes de nos représentations des genres dans l'amour et le désir se seront transformées. Tu ne sais pas comment sentent les toutes jeunes filles, mais tu es persuadée que le désir est à jamais notre grande affaire, désir de vivre, désir d'aimer, désir d'étreindre - car il est la vie haute.

 Tu aimes cette citation de Bachelard, " l'homme est une création du désir, non pas une création du besoin", qui rencontre ta conviction que la vie érotique n'est pas bornée par la chair, la libido ou les hormones. Tu ne la crois soumise qu'au néocortex, c'est-à-dire, au principe même de notre liberté et de notre inventivité."

 

- Belinda Cannone -



Christian Schloe

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Christian Schloe - Austrian Surrealist Digital painter - Tutt'Art@ (101).jpg

 

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" Tout peut arriver dans un monde qui détient une telle beauté."

- Christian Schloe -




05/12/2013

L'origine du monde

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J’ai revu ce tableau, il y a peu.

J’ai été troublée.

J’en avais oublié la quintessence et la puissance…

 

 

01/12/2013

Lettres volées

Christian m'a parlé de ce livre, je l'ai lu, il m'a émue jusqu'au trognon, j'en ai pleuré...

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Ma chère Catherine,


Nous venons de vivre douze semaines ensemble. C'était la première fois que nous tournions en extérieur, la nuit. Je t'ai vue belle et fatiquée, belle et tendue, je t'ai découverte belle de nuit.

Il y a des beautés figées, égoïstes, des beautés qui cherchent à vous en imposer, à vous en reduire à un rôle de Sganarelle ou de Quasimodo.La vraie beauté est enrichissante. Près d'elle, près de toi je me sentais incapable de mauvaises pensées, d'être violent. Cette beauté-là apaise, rassure, vous rend meilleur. C'est une vraie discipline d'être belle, il faut beaucoup de rigueur, de vigilance. C'est un équilibre précaire. Un homme peut débarquer à une émission sans être rasé, les yeux cernés, un petit coup de maquillage et de rasoir et le tour et joué. Si une femme n'est pas bien dans sa peau, c'est tout de suite catastrophique, on ne peut pas tricher. Il faut être très généreuse pour rester fidèle à sa beauté, il faut beaucoup de tenue. C'est penser à chaque instant aux autres. Il n'y a que la jeunesse qui peut être insolente dans la beauté, qui n'en a rien à foutre.

Notre couple de cinéma est plus intense, plus solide que de couples dans la vie. Il y a un vrai désir à jouer ensemble, une complicité professionnelle aui peut en rendre plus d'un jaloux. On s'amuse tout les deux, on s'amuse à s'embrasser devant les caméras alors que le plupart des acteurs vous diront qu'il n'y a rien de plus casse-gueule, de plus angoissant que le baiser au cinéma. Nous, on se regarde, on se dit des yeux: "On va encore y avoir droit!"

J'ai lu dans un sondage que tu était la maîtresse rêvée des Français. Je sais qu'il y a des légendes qui courent autour de nous, que l'on fantasme notre couple depuis "Le Dernier Métro". Il y a un interdit entre nous. Tu es une idole bourgeoise et racée; je suis un fils de paysan aux mains fortes, avec tout sa santé. Dans le film de François tu te donnes brutalement à moi, sans pudeur, par terre, comme seules sont capables d'oser les femmes bien éduquées. Toi et moi, c'est presque une conquête sociale, la chance pour un gars de la terre un peu rustre d'être aimé par la plus belle femme de faubourg Saint-Germain. C'est la prise de la Bastille de l'amour!

Tu traînes avex toi deux énormes valises chargées de fantasmes, alors que tu vis des choses simples très poétiques. Tu as su protéger ta vie privée, tes enfants. Certaines pensent que tu es froide. Tu es simplement directe, franche, sans ambiguïté. On te croit sereine, organisée. Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi désordonnée, fantaisiste avec l'argent, ses affaires. 

Mais il y a plus intéressant que l'actrice, sa beauté institutionnelle. Gainsbourg disait que tu marchais comme un soldat. Mastroianni que tu étais un Prussien. Je ne t'ai jamais vue te plaindre sur un tournage. Tu peux rester debout des heures sans un mot, sous un soleil de feu ou dans un froid de canard. Tu peux faire la fête, boire comme un hussard et être prête au combat le lendemain.

Un jour, dans un interview, j'ai déclaré que "tu étais l'homme que je voudrais être". J'ai envoyé cette phrase insensée pour dire que j'enviais chez toi ces qualités q'on prête d'ordinaire aux hommes, et q'on trouve si rarement chez eux. Tu es plus responsable, plus forte, plus carapacée que les acteurs. Tu es moins vulnérable. Sans doute, ce paradoxe est-il la vraie féminité. La féminité, c'est l'hospitalité, l'ouverture, c'est aussi savoir résister, ne pas se laisser atteindre par ces regards malsains, insistants, allusifs. On n'est pas dans un monde où l'on accepte la féminité. 

La nuit, dans la tension de tournage de "Drôle d'endroit pour une rencontre", on mangeait ensemble sur le pouce. J'avais besoin de décharger mes angoisses en racontant des choses énormes de vulgarité. Tu riais pourtant, tu m'encourageais à me laisser aller. Ton humour, ton indulgence me libéraient. Il y a souvent des histoires plus fortes entre les hommes et les femmes quand la sexualité n'est pas là. 

"Elle était belle, si la nuit
Qui dort dans la sombre chapelle
Où Michel-Ange a fait son lit
Immobile peut être belle"


Peux-tu m'écrire, Catherine, pour me confirmer qu'il s'agit d'un poème d'Alfred de Musset. 
Je t'embrasse.

 

- Gérard Depardieu - Lettres volées -



27/11/2013

Serge Poliakoff, le rêve des formes

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" Une forme doit s'écouter et non pas se voir."

- Serge Poliakoff -

 

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Du 18 Octobre 2013 au 23 Février 2014, le musée d'art moderne de Paris propose une rétrospective du peintre abstrait Serge Poliakoff (1900-1969) regroupant 70 peintures et de nombreuse oeuvres réalisées sur papier entre 1936 et 1969. L'exposition, conçue comme un cheminement s'organisant en plusieurs séquences articulées autour d'oeuvres-clés, depuis les années de recherches lorsque Poliakoff appartient à l'avant-garde abstraite d'après-guerre, jusqu'à ses dernières peintures d'une modernité épurée, est un pur ravissement. J'ai découvert Poliakoff à ma dernière visite à la Fiac, je ne savais alors encore rien de lui, de son parcours, de ses recherches, de ses origines et de sa vie. Mais les deux tableaux que j'ai alors pu voir de lui m'avaient profondément émue, alors ça va sans dire, cette accumulation dans le cadre élégant et lumineux du musée d'art moderne a été une véritable source de bonheur intense, trois toiles plus que les autres m'ont littéralement subjuguée par leur musicalité, Serge était guitariste et a longtemps gagné sa vie en jouant dans des cabarets russes, par leur matière profonde et vibrante et par leur singularité, ce "rêve des formes en soi" qui est le grand mystère à élucider de "l'abstrait"...

 

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" Quand un tableau est silencieux, cela signifie qu'il est réussi."

- Serge Poliakoff -

 

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Pour Poliakoff, la maîtrise de la couleur est essentielle : il utilise pour cela des pigments purs qui confèrent une qualité énergétique à ses rouges, ses orangés et ses jaunes éclatants. La superposition des tons contribue à la vie sous-jacente de la peinture que le spectateur devine, et participe à l'effet souvent jugé mystérieux de l'oeuvre.

Poliakoff déclare que l'une des qualités de la peinture est d'être géométrique, mais cette géométrie doit être sans sécheresse. Et c'est vraiment ce que je ressens face à ses toiles, l'absence de sécheresse, l'extrême sensualité de l'assemblage forme-matière-couleurs, tout à fait stupéfiant, la surface vibrante de ses toiles semblent éclairée de l'intérieur, l'oeuvre parait vivante.

 

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" Une chaleur humaine teintée de mysticisme auquel s’ajoutent la richesse de la matière " résume avec exactitude et pudeur Dina Vierny. On pourrait aussi appeler ça de la poésie, je la ressens en regardant cette exposition. J’ai l’impression que ces formes angulaires qui se frottent ou se repoussent ont quelques choses à me dire. Peut-être voudraient - elles me suggérer un peu de silence. Poliakoff serait dans son genre un passeur de silence? « Je suis vraiment dans mon cosmos à moi » prévenait-il. Ses toiles invitent à la contemplation...

 

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20/11/2013

Féminité

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- Tony Toste -



15:33 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : art, femme, réflexion, émotion

06/10/2013

Francesca Woodman

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 - Photographies Francesca Woodman - 


 

05/10/2013

Youn Sun Nah

 

04/10/2013

Remembering

 

29/09/2013

Plus haut

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Toujours envie d'ailleurs, d'autrement, de plus, de mieux, de différent. L'herbe plus verte. Pourtant. Ce qui est beau, c'est ce qu'on vit. Tout le reste n'est qu'illusion. Pur produit inconscient. Il est préférable de se consumer que de consommer. C'est source de lumière que de se s'épanouir. Musical. Vibratoire.


Ton parfum sera mon souffle

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- Christophe Miralles -

 

25/09/2013

Ethan Johns

 

16/09/2013

Delirium

 

14/09/2013

Sylvia Makris

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- Photographies Sylvia Makris -


 

11/09/2013

Dans le sac

En ce moment je balade dans mon immense sac trop lourd de cuir noir, "Le corps féminin" de Philippe Perrot, un petit livre riche et dense sur le travail des apparences au XVIIIe et XIXe siècle, un travail d'historien remarquable et mine d'anecdotes en tout genre comme je les aime. J'ai, à ses côtes, un livre immaculé au titre "Esquisse d'une philosophie de l'amour" en rouge qui claque, édition de l'Harmattan. L'expérience de l'amour se situe au carrefour de l'esprit et du corps. Michel Larroque, professeur agrégé en philosophie démontre que le vécu amoureux est, essentiellement une expérience spirituelle et qu'il est saisi du bien et du beau à travers un être singulier, investi d'un caractère sacré, et parfois même, dans la passion, transfiguré en absolu vivant. Passionnant. Pour accompagner ces deux ouvrages déjà bien enrichissants, j'ai aussi avec moi, un petit livre que m'avait conseillé ma nouvelle amie Tania, cet été, après un bref passage chez elle pour un déjeuner sur l'herbe. "Le pouvoir du moment présent" d'Eckart Tolle, un guide d'éveil spirituel qui a bouleversé sa vie, m'avait-elle dit, et qu'elle ne manque jamais d'ouvrir chaque matin, tôt, en prenant sa tasse de thé. Je cite ce qu'il en est dit en quatrième de couverture: En vivant dans l'instant présent, nous transcendons notre ego et accédons à "un état de grâce, de légèreté et de bien-être". Ce livre a le pouvoir de métamorphoser votre vie par une expérience unique. A expérimenter! Pour parachever mes compagnons du moment est venu les rejoindre, le Vautour de Mistral. Livre que j'ai déjà lu il y a quelques années et que je comptais recevoir dans sa nouvelle édition mais que j'ai reçu dans celle que j'avais déjà. Retrouver ce livre vierge de coups de crayon est une grande joie et j'aspire à avoir une belle journée devant moi pour retrouver l'écriture de cet auteur dont j'apprécie la force de frappe et l'immense vocabulaire. Suis curieuse aussi de sentir l'effet que cela va me faire de relire ce livre qui m'avait pas mal remuée. C'est tellement toujours si fascinant de se rendre compte de cette intimité qu'on noue avec certains bouquins. Voilà de quoi nourrir mon cerveau insatiable au moins pour quelques nuitées !