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26/08/2013

Si j'étais un arbre...

Je serais un pin parasol. Et vous ?

 

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23/08/2013

La dolce vita -4-

Une fois rentrée dans mon Nord natal, j'ai vite été rattrapée par mon quotidien avec son lot de stress et d'angoisses. Une seule pensée me taraude pour l'heure : repartir, retrouver cette insouciance et cette légèreté, cette tranquillité de cette journée à L'ultima spiaggia, une des dix meilleures plages de la Toscane recommandée par le fameux "Blue Guide", où nous avons passé quelques heures délicieuses à nous baigner dans une eau bleue ciel transparente et à nous lover sur un sable doux, fin et brûlant tout en sirotant un mojito glacé.

Sur la route du retour, nous avons fait une halte à Sestri Levante, très joli bourg d'Ombrie qui a la particularité d'avoir la mer sur ses deux flancs. La fenêtre de la chambre du petit hôtel s'ouvrait sur le vieux port avec derrière, la grande bleue à perte de vue. Vraiment un endroit charmant où, au calme, nous avons parlé de nos enfants en dégustant des pâtes aux fruits de mer. On ne peut pas ne pas penser à ses enfants. Et même s'ils doivent vivre leur vie à eux et que notre rôle de parent est de leur offrir leur autonomie, ils restent toujours un prolongement de nous-mêmes, si je puis dire, l'attention qu'on leur porte ne s'amenuise pas avec le temps.

Toujours les cheveux au vent, le chemin du retour se fit avec déjà une certaine nostalgie malgré la beauté des images que j'avais dans l'esprit. Le plein d'énergie refait, nous sommes remontées, Mercedes and me, tranquillement. Une petite halte à Dijon, au pays de la moutarde, "l'or jaune", dixit Mistral, chez nos excellents amis qui sévissent là-bas et que nous avons tellement de plaisir à revoir, même si c'est court, chaque fois que nous en avons l'occasion. Notre amitié partagée est un cadeau du ciel et nous avons tant d'épreuves et de joies en commun qu'à chaque fois que l'on se voit on peut reprendre la conversation là où elle est restée quoi qu'il se soit passé comme temps entre nos chaleureuses visites.

Et puis retour au bercail. Reprise du travail. Immersion rapide et brutale dans la vie lilloise. Quelques prosciutto-melone tout de même pour garder en mémoire le goût du Sud mais très vite les gestes reviennent, les envies d'ailleurs, malgré la douceur de retrouver son nid et de se poser chargée dans son décor familier. Va falloir reprendre les voyages dans la tête  et écrire pour revivre, écrire, écrire encore et puis bloguer, hé, hé, bloguer encore et encore, bloguer aussi, en plus de rêver, de respirer, de créer et d'inspirer ...

 

 

13/08/2013

Home

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- La femme qui marche - Photo Blue -

 

Après les Baux, un long périple méditérranéen, en mer, sur terre, des découvertes, des émotions fortes, des retrouvailles, des joies intenses et de longues heures de réflexions et de lectures variées, je suis de retour, heureuse de vous retrouver...

 

18/07/2013

Giuseppe Penone dans les jardins de Versailles

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« Avoir la possibilité de faire dialoguer mon travail avec celui de Le Nôtre à Versailles est un grand privilège. Le jardin est un lieu emblématique, qui synthétise la pensée occidentale sur le rapport homme-nature.

Construit pour exalter le pouvoir d’un homme, il souligne en fait la force et le pouvoir de la nature qui minimise l’action de l’homme, obligé à un travail pérenne de manutention pour le préserver. La complexité du dessin suggère la multiplicité des regards, et son extension et grandiosité contraste avec la dimension infime de celui qui le parcourt. L’homme seul disparait dans le jardin au profit de l’esprit de la collectivité humaine qui a généré une telle organisation de la nature.

Mon travail provoque en moi une réflexion analogue : le mimétisme objectif des œuvres annule mon action de sculpteur et concentre l’attention sur l’extraordinaire intelligence de la croissance végétale et sur l’esthétisme parfait présent dans la nature.»

- Giuseppe Penone -

 

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Dominique Hasselmann, avec ses cinq notes sur Penone, dans son blog Le Tourne-à-gauche, m'avait mis l'eau à la bouche. C'est ainsi que Dimanche, jour de la fête nationale et après avoir regardé à la télé le début du défilé sur les champs Elysées, je décidai d'aller faire un saut à Versailles pour admirer les impressionantes scultptures de Giuseppe Penone tout en retrouvant avec un grand bonheur la majesté et l'ordonnancement époustouflant des jardins du château. Le soleil était cet après-midi là au zénith et la musique de Lully qui emplissait avec grâce et légéreté l'air chaud d'un après-midi d'été enfin arrivé ravissaient mes sens déjà bien alertés tant ce lieu me coupe le souffle chaque fois que j'y vais. Vaux le Vicomte aussi me fait ce même effet avec peut-être plus d'émotions encore, l'échelle plus humaine du lieu sans doute et moins d'immensité.

Les avis sur cette exposition des bronzes et marbres de Penone dans les allées et pelouses du jardin de Lenôtre sont contreversés, il y a toujours lors d'initiatives de ce genre les pour et les contre, ceux qui s'en moquent, ceux que ça hérisse et ceux qui apprécient, je fais partie de cette troisième catégorie. 

 

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Comme tout artiste de l'Arte Povera, Giuseppe Penone fait preuve d'une sensibilité peu commune en ce qui concerne le corps, et plus particulièrement le corps en relation avec la nature, la terre. Son œuvre se caractérise par une interrogation sur la sculpture et son rapport avec l’homme et la nature. Sur le temps, l’être, le devenir, l’infini, le mouvement, et par la beauté affirmée de ses formes et de ses matériaux. Convaincu que le paysage est chargé de signes inscrits dans la mémoire des matières végétales, organiques et minérales, il tend dans ses œuvres à révéler une présence humaine, à l'intérieur de ces sculptures qui rappellent une virginité, une pureté de la nature. Il veut y intégrer cette sensibilité, cette culture humaine comme s'il ne faisait que la découvrir, la révéler, et il tente de la provoquer, de l'extraire, en créant des empreintes liant étroitement humanité et pureté de la nature. (par les moulages, sculptures..). Ainsi, le geste de l'artiste met en évidence dans les espaces sans culture (humaine), des signes profonds de la présence, voire du destin de l'homme. Son œuvre montre aussi la métamorphose que le temps produit sur la matière.

Il met l’accent autant sur le processus créateur que sur l’œuvre, et s’identifie au fleuve, au souffle, à ce qui est par essence mouvement et vie. Révélant le mouvement incessant au cœur du cycle naturel qui, avec le temps, altère les êtres et les choses, Penone semble faire sien le célèbre adage héraclitien*: panta rei, tout s’écoule, rien ne reste tel. ( source Wiki )

 

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Evidemment Versailles c'est aussi les jeux d'eau, un ravissement et les sculptures de marbre, les allées, les bosquets, on se prend vite au jeu d'imaginer ce que devait être la vie alors, on se prend à rêver à des costumes chatoyants, des rires, des conversations raffinées et des parties de plaisir au milieu des charmilles. C'est d'ailleurs dans un de ces bosquets que je suis tombée sur mon oeuvre préférée de Penone, Elevazione. Cet arbre de bronze, racines en suspension, flottant dans les airs, sage et charimastique m'a fait une forte impression et suis restée un long moment à ses côtés à méditer.

 

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" Le bosquet de l'étole apparaît comme une chambre, un espace fermé que l'on découvre avec un effet de surprise. Alors que dans le grand axe les sulptures sont distantes les unes des autres, il y a dans le bosquet concentration, confrontation directe d'une oeuvre à l'autre. On peut voir cette installation de sept sculptures comme une réflexion sur l'arbre, sa croissance, son mouvement, son équilibre. Un arbre fixe dans sa sturcture chaque instant de son existence, et la forme et le développement correspond à une nécéssité vitale. Dans un arbre, il n'y a pas une seule branche inutile. Ce qui est sec ou mort, donc inutile à la survie, est mémorisé dans le bois. Pour moi, cela fait de l'arbre une sculpture parfaite, de forme et de matières stables, qui répnd à une nécessité. Chaque sculpture devrait être conçue ainsi. L'arbre, dans ce sens, est exemplaire."

- Giuseppe Penone -

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Les heures s'écoulèrent, paisibles. Doucement le soleil se fit moins fort, et les eaux cessèrent de gicler des fontaines, il était temps de rentrer et de quitter ce bel endroit si inspirant sans oublier de poser une dernière fois pour la postérité et pour le bon plaisir de mon photographe personnel attitré...

 

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* Exposition Giuseppe Penone du 11 Juin au 31 Octobre 2013

 

24/06/2013

Bonne St-Jean !

 A tous les québécois et plus spécialement ceux que j'aime, , ,, , là encore, ici et , et , et surtout là... 

 

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14/06/2013

Quelle aventure !

Cadeau de Laure pour les cinq ans d'Helenablue !

 

 

13/06/2013

Blue: cinq ans de blog

Christian me le rappelle gentiment.

Voilà maintenant cinq ans que quotidiennement je blogue, je passe, je partage, j'exprime, je réagis, je souffre et j'écris. Cinq années qui ont changé ma vie et qui la changent chaque jour qui passe, qui l'enrichissent, qui l'enthousiasment, qui lui ouvrent des champs de possible et d'amitiés indéfectibles.

Je suis émue de tout ce temps passé ici, de tout ce qu'a engendré ce lieu, de tout ce qu'il me permet de faire, de découvrir et d'aimer. Et je suis fière d'être aussi bien entourée par vous tous qui me suivaient et m'encourageaient de votre présence à continuer d'explorer et de dire. 

Blue a cinq ans. Je lui souhaite de continuer à grandir et à me permettre de grandir avec elle et de me découvrir encore un peu plus avec vous.

Cheers !


29/05/2013

Sicilian Blue

Découvert chez Lélius.

 

 

 

23/05/2013

Lorka

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- Photo Laure Kalangel -

 

Elle vient de fêter les cinq ans de son blog. Nous pourrions tout autant fêter les cinq années de notre belle amitié créative et profonde. Les blogs nous apportent parfois des surprises fécondes comme celle de notre rencontre. Timide et mesurée au début, notre relation s'est épanouie et nous a grandies l'une et l'autre, l'une part l'autre, l'une avec l'autre. Tout ce que nous nous sommes apporté rejaillit dans notre manière d'être au monde. N'est-ce pas là la beauté d'une amitié ?

Aprés ces quelques pépites forgées par le temps et que vous connaissez (je ne vous les mets pas toutes), nous travaillons sur un projet plus grand et plus impliquant. Et nous continuons ainsi chacune notre route en plus de celle que nous parcourons ensemble les cheveux dans le vent...

 

 

 

 

Merci belle amie ! Et longue vie aux blogs...

 

09/05/2013

Pour l'amour des livres

Suite à l'heureuse initiative de Laurent Margantin et les photos de la bibliothèque de Dominique Hasselmann chez lui, j'ai eu envie de lancer une vaste opération collective sur ce que nous avons, beaucoup d'entre nous ici en commun: l'amour fou des livres. J'ai ainsi contacté chaque membre de la Tribu mistralienne, quelques lecteurs assidus de Blue et quelques uns de mes ami(e)s avec comme douces directives l'envoi de photos de livres in situ et de quelques mots pour ceux qui le souhaitent répondant à la question: Qu'est-ce que les livres sont dans votre vie? J'ai été fascinée par les réponses successives. Tous ont répondu présent, même ceux qui n'ont pas eu le temps de prendre des photos ou écrire un texte parce que trop débordés par leur vie quotidienne, ou parce que cloués au lit, ou parce qu'entrain de déménager ou pour certains autres parce qu'encore blessés par des échanges malheureux qui se sont passés ici et qu'ils n'arrivent pas à dépasser. Aucune des personnes contactées n'a été insensible à cette idée. C'est dire que les livres ont cette capacité de nous rejoindre tous autant que nous sommes et à créer des ponts entre chacune de nos sensibilités.

Et si lire demeure une activité coupable férocement associale car prenant du temps sur le travail, sur les amis, et retranchant du monde, enfermant le lecteur dans sa bulle d'où plus rien ne semble pouvoir l'en faire sortir, si lire accumule, les livres s'entassent, s'empilent, montant des tours qui parfois s'écroulent (sans doute à cause d'un avion de papier), lire a aussi la capacité de rejoindre, comme cette note le prouve.

Merci à tous ceux et à toutes celles qui ont bien voulu livrer les arcanes de leurs constructions personnelles et ainsi nous ouvir leur intimité.

 

Le premier à m'envoyer son image fut Henri et ces "quelques livres à lire au pied du lit".

 

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- Henri Zerdoun -



Jacques, lui, n'ayant pas ses techniciens à portée de main, n'a pas pu faire d'images et m'a envoyé cette vision minimaliste de sa bibliothèque qui, je le cite, est très ordonnée car comme il croit aux signes ou aux appels que les livres ou les auteurs vous envoient, il désire immédiatement les retrouver, ça urge, c'est un impatient!

Si je devais prendre une photo de mes trois bibliothèques :
première photo :  les livres favoris traduits de l’anglais classés par dates de parution (Faulkner, Fitzgerald, Carson McCullers, Flannery O’Connor, Jim Harrison...)
deuxième photo : les livres favoris traduits de l’espagnol (Julio Cortazar, Carlos Fuentes, Mario Vargas Llosa,...) et auteurs contemporains (Philip Roth, William Boyd, David Lodge, Jonathan Coe, Richard Powers)
troisième photo : des ouvrages sur la musique (le Jazz) et les catalogues de grandes expositions (Africa, Paul Delvaux, cinéma...)


 

Alex et le Bourdon masqué ont été très rapides:

 

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Mon premier livre de chevet a été le dictionnaire Larousse illustré dans lequel je recopiais les dessins d'oiseaux, de fleurs.... Aujourd'hui  ça reste mon compagnon qui trone dans ma table de nuit. Le livre est toujours un remède qui remonte le moral, qui est là à disposition, n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. j'ai toujours été quelqu'un d'assez "bordélique" et ma bibliothèque me resemble; le principal c'est que je m'y retrouve. Je ne fréquente pas les bibliothèques car j'ai besoin d'avoir des livres à moi, même vieux et endommagés, car comme dirait Saüll Streinberg:

"Il porte sur son visage et dans son corps l'empreinte de la société à laquelle il appartient".

 - Photos et texte Alex -




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"Les signes, voilà l’intérêt que je porte à un bouquin mais pas l’écriture tel que tous semblez l’apprécier. Il y a eu un début c’était Clostermann, on  est loin du roman puis rapidement des « j’ai lu » aux théories les plus « curieuses » sur des civilisations perdues ou englouties, sourires garantis.

Barjavel et surtout sa trombine en quatrième de couverture me sidérait et avec un regard actuel me fait sourire. Une période Vernes, puis l’apprentissage.

Les hasards +/- provoqués m’installèrent dans la commission bibliothèque du Comité d’Entreprise où grand nombre de salariés venaient piocher, curieusement cette expérience m’aura définitivement coupée du livre, de sa sacralisation et surtout du cadre qu’il définit. Ce n’est qu’un objet l’africain ne s’en encombre pas, le griot et puis voilà on partage loin de l’isolement du lecteur lambda."

 





Gee-Bee, en m'envoyant sa photo me dit: 
 
Bonjour Helena  voici une photo de ma bibliothèque. Elle peut sembler en désordre pourtant tout y est à sa place. Sur la première tablette du haut trônent calepins de voyages et romans québécois, sur la 2 ième des livres de poésie et encore des auteurs québécois, la tablette du milieu des dictionnaires et guides de voyage, plus bas c'est ma littérature AA,  bible et autres thèmes touchant la santé enfin sur la dernière tablette je retrouve une vieille encyclopédie en plusieurs volumes ainsi que beaucoup de livres achetés dans des kiosques de livres usagés, des classiques pour la plupart et d'auteurs étrangers et quelques BD. Il manque quelques livres éparpillés un peu partout dans la maison.... p.s bon succès avec ton idée de note commune sur les biblios de la tribu.
 
Oui Gaétan, je comprends ça le "semblant de désordre", la mienne est ainsi faite aussi! Et pour le succès, ma foi, comme tu pourras le voir ici, il est assuré!
 
Des Ocreries aussi, Anne m'a écrit entre deux missions jardinage son amour des livres, je vous le livre:
 

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1 - les livres ont toujours tenu beaucoup de place dans ma vie, mais ma maison n'est pas encore aménagée pour contenir tous ceux que j'ai. Voici ceux, les plus lus, beaux, qui tiennent dans la bibliothèque que m'a prêté une de mes nièces.

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2- voici ceux en attente de lecture ; pas le temps, trop de boulot, et lire étant pour moi une activité en soi, je ne lis pas entre deux trucs, je me donne du temps pour lire. Au prochain jour de pluie ???

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3- les bouquins qui ne tiennent pas dans la maison, faute de place, sont stockés en attente dans l'ancienne laiterie, au milieu d'un bric-à-brac impressionnant.
 
Je n'imagine même pas une maison sans livres, une vie sans livres. C'est tous les rêves, tous les savoirs, tous les imaginaires à portée de main. Ça a été tout mon monde durant plus de 20 ns, avant que la vie ne m'oblige à m'en éloigner. 


 

Nancy, n'y participera pas mais j'ai aimé som mail alors le voici:

Je n'y participerai pas mais l'exercice aurait été agréable, j'en suis certaine.
J'en ai deux dans mon lit, trois sur la table de chevet, un dans ma sacoche de vélo, quatre sur la table à manger, deux dans mon tiroir au bureau, en plus des bibliothèques et ceux qui traînent sur le plancher.
J'imagine les photos de tout ça :-)

Christian trouve l'idée belle mais n'est pas d'attaque pour y participer non plus et passe son tour, dommage. J'ai un souvenir ému de sa bibliothèque et ses livres comptent beaucoup dans la mienne;
 

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- Un bout de Mistral chez Blue -

 
 
 
Rainette , toujours aussi kamikaze écrit:
 
Eh bien voilà ! Ma bibli principale et une petite bibli (dans le mur….).   Beaucoup de classiques.  Aucune encyclopédie puisqu’il y a Internet maintenant.

J’ai mis « en vitrine » Alice.  Parce que ce livre PARFAIT exprime bien ce qu’est pour moi la lecture.  L’évasion, l’imaginaire, mais dans un monde juste à côté du nôtre.  Il suffit de suivre le lapin pour y entrer.  Pas peur.

Alors, voici!
 
 

Puis ce furent les délicieux mails de Claudio et Louis-Paul:


"Pas besoin d'aller chercher loin pour répondre à la question de ce que sont les livres dans sa vie. Il suffit de photographier sa bibliothèque à la demande d'une amie et l'impression de se déshabiller vous saute à l'émotion. Déshabiller son coeur, son corps ou son âme ? On ne sait pas trop. Mais c'est terriblement intime cette affaire. C'est donc que les bouquins touchent à l'essentiel. Disons que les livres, c'est de l'intimité. Et nous avons tout dit"

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 - Mots et photos de Claudio Orlando -


 

« Tout homme est un livre où Dieu lui-même écrit. »
J’ai choisis une  citation de Victor Hugo car je ne pourrais pas,  en quelques lignes évoquer mon rapport au livre…Mais j’en parle souvent sur mon blogue. Alors, je partagerais sur un rêve ; celui d’avoir une seule bibliothèque qui serait  un mur entier du sol au plafond et sur toute la longueur de la pièce. En attendant peut être de le réaliser, il y a des livres dans toutes les pièces de mon appartement. J’ai choisi de répondre à l’invitation d’Héléna en vous montrant dans ce montage de trois photos,  la bibliothèque près de l’endroit où j’écris ces quelques mots. (Et où j'écris et publie mes billets).  
Avec un zoom sur les livres que j’aime avoir toujours  près de moi…
 

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- Photos et texte Louis-Paul Fallot -



 De Manouche et son encre turquoise:

Merci de ton invitation, je suis un peu bousculée actuellement ;alorstout vite:
Les livres régnent un peu partout dans la maison ; je t'envoie deux clichés de là- où- ils -ne -sont-
pas-trop-en-désordre.
 
Longtemps les livres ont été pour moi un indispensable plaisir égoîste.
Au fil des ans la famille s'est étoffée, les amis devenus plus nombreux. Connaissant bien la vie et les goûts de chacun je n'ai plus gardé les livres, les distribuant à la bonne personne. Petits cadeaux partagés discussions enflammées, les livres sont devenus des objets de communication privilégiés.

De Francoise et sa belle sensibilité:

« Les livres et moi, c'est une longue histoire d'amour. Je les aime depuis que je suis gamine. J'ouvrais alors les portes du grand placard où se trouvaient ceux de mon père, il était un passionné lui aussi, et je les regardais, dressés sur les rayons. J'étais émerveillée et fascinée. A l'époque, il fallait finir de découper les pages de certains avec un coupe-papier, j'avais ce privilège car je le faisais avec infiniment de minutie et de plaisir. Maintenant, c'est moi qui ai des rayons où se dressent quantités de livres, c'est moi qui les feuillette, c'est moi qui les caresse, c'est moi qui les respire… Les livres et moi, c'est une longue histoire d'amour. »

 
 
 
Il nous manquait un poème, ce que Mokhtar a comblé: 

 

Le livre


Qu'il soit celui des morts
Ou celui des vivants,
Le livre t'ouvre ses immenses ailes au firmament!


Il t'invite au voyage,
De port en port,
De page en plage,
De plage en page,
De ville en village,
De visages en paysages
Et ne te laisse jamais livré à ton triste sort!
Il a tellement de secrets à te confier, avant ta mort,
Qu'il te rendra, pour l'accepter, bien plus fort!


C'est dans l'océan de ses mots
Qu'il te convie à renouveler ta peau,
A surmonter tes peines et tes maux,
A alléger tous tes fardeaux!


Dense, le livre te fait frémir,
Danser, pleurer et rire.
De l'Homme, il te révèle le meilleur, tout comme le pire,
Ce qui l'égaie et ce qui le fait souffrir!

Si tu veux, tout cela, découvrir,
Je te conseille, ami(e), de lire!
 


- Mokhtar El Amraoui -


Livres de chevet

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Il s'agit, là, des "Mille et une nuits", livre dont je ne me lasse jamais, tant il me fait voyager et rêver!
 

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Cela va de soi que j'aime énormément "Les Fleurs du mal" du sieur Charles, mais "Le Spleen de Paris" me plonge dans une autre dimension baudelairienne, à savoir cette force poétique de conteur qu'il a .
 

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Livre génial, tout simplement. Je m'y ressource, souvent!

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Cette histoire à voyager à travers le temps m'intriguera toujours!

Voici une toute petite crête de mon chaleureux iceberg livresque! Mokhtar



Et puis ce fut le tour de Swan, de Kevin, d'Eric et de Sandy, tous mes amis québécois qui répondent présents, mon coeur bat la chamade.



Jamais seule. 
Un peu comme le chiendent, ils s'imposent, se propagent... Mais comme la plus rare des fleurs, je les aime et les cultive, leur laissant libre cours dans la maison. 
Jamais seuls.





Texte et photos Kevin Vigneau:

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Je crois que je me suis emmuré avec les livres, peut-être que leur sagesse tranquille me repose de l'imbécillité ambiante et de la mienne. Je les aime assez anciens, du moins patinés, lus ou seulement parcourus par moi, le temps d'une soirée, une nuit, un regard ;  je les aime près de moi, comme une femme parmi toutes et toutes par une, le livre parmi tous qu'on ne lira jamais ou qu'on cherche toujours à relire.

Ma main,

Kevin



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Je déteste les livres. C'est pire qu'un chien parce que ça n'a pas de pattes et que pour qu'ils te suivent, il faut les foutre dans une remorque qu'on arrime à l'arrière du vélo et qui en général roule mal et donne constamment des coups de gauche et de droite, ce qu'on appelle entre nous, tordus de la potence, du guidonnage, et puis je te le confie, non, ma vieille, on se bidonne par quand ça guidonne. Pas quand ça te pourrit les paumes et les poignets à telle enseigne que tu dois ensuite pratiquement cesser de jouer de la guitare, de te tripoter, ou même de replacer tes dalles au scrabble.

Pire encore, les livres, je prétends, moi, qu'ils sont pires que les femmes. D'abord ils sont moins jolis en général (à quelques exceptions près), et à volume équivalent, ils sont beaucoup plus lourds, parce que plus denses (sauf Monique, mon ex.) Qui n'a jamais porté sur ses épaules, du comptoir d'un bar jusqu'à son lit, 1m73 de bouquins complètement bourrés et imbibés de vomi, ne sait pas de quoi je parle. Puis, les livres ne savent pas enfanter, soigner les plantes, occuper un ministère, conduire un camion, échapper du champagne sur la moquette, glapir dans une fête ou se déguiser en joggings. De plus, lorsque le petit Jésus fait apparaître une femme sur Terre, on a pas besoin de raser une forêt ; alors que les bouquins, son père le putois, à tous les coups, c'est un boisé qui zappe !

Mémémémaaais, entends-je s'égosiller les chaumières-zé-chômeurs, pourquoi s'embarrasser de toutes ces merdes qui ramassent et engendrent de la poussière, qui attirent les escargots, qui ne savent pas bouger leurs culs et qui posent plus de questions qu'ils ne connaissent de réponses ? Eh bien, c'est simplement que bien employés, ils servent d'amarres aux âmes trop légères, qui autrement, risqueraient de s'envoler, les jours de grand vent. Eh, vas-y, du coup, on s'en accommode. Et puis, si on y songe, le livre est une technologie récente qui a permis d'éliminer plus de 99.78 % des conteurs. Et juste pour ça, le livre, c'est mon héros.



 
Un lu en entier vaut mieux que douze tu liras un mam'né.

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Une des rares de cette note à ne pas être blogueuse avec Kevin, une belle et noble amie et connaissant son amour des livres et de la beauté, je lui ai demandé si elle voulait participer à ce tir groupé. Elle a répondu, "volontiers avec grand plaisir" et voici donc la contribution d'Angelica.

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- Photos Angelica -

 
Il en va des bibliothèques comme de l'âme de leur propriétaire: mouvants , nomades, chaotiques qui se déplacent comme les dunes du désert. Mon rêve de rassembler tous mes livres dans un mur gigantesque de rayonnages m'obligerait de passer ma vie dans une seule pièce. Me contraindrait à un classement ordonné alors que chaque livre est déjà un voyage,  dans l'autre et donc en soi-même; ne peut subir une existence statique, posé comme un gisant. 
 
Ma bibliothèque vit au gré des humeurs de mon âme, dispersée à même le sol, voyageant de lieu en lieu. 
Lire c'est vivre des milliers de vies, épaissir la sienne par des incursions dans ses propres profondeurs, vaincre ses peurs de l'inconnu pour en faire du connu. Lire c'est un acte cosmique qui me relie à tout et à tous et mène à une tolérance universelle
si désirable.
 
- Angelica Ferrant -


 "Notre besoin de consolation est impossible à rassasier" .  L'amour du livre .

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- Photo Angelica -


Après avoir reçu ces superbes photos, Plumitif, Laurence et Laure m'ont envoyé leurs images et leurs textes. La note sur l'amour des livres commençe à s'étoffer de plus belle, c'est un feu d'artifice!
 

J’ai eu cette « chance » d’être très tôt entouré de livres. En fait, ça faisait tellement partie du décor que je ne me suis découvert un véritable intérêt pour la littérature qu’une fois adulte. Avant de nourrir l’imaginaire et la réflexion (qui se gavaient aussi bien de télé, films, bd, jeux et divagations diverses), les livres ont d’abord été pour moi source de savoir. De doute plutôt, en vérité : j’ai précocement réalisé que ce que les profs nous serinaient comme vérités éternelles était souvent sujet à caution, hypothétique, voire carrément faux. Pas terrible pour cultiver le respect de l’autorité, rien de tonifiant pour la persévérance scolaire… Cette petite brèche devint bientôt une faille qui fut bien près, d’ailleurs, de me conduire tout droit à la faillite. Jusqu’à ce que je tombe sur le livre qui allait irrévocablement changer ma vie : Le Secret. Naaaaaan, je déconne! (N’empêche, il est tenace ce rêve du grimoire révélant enfin la clef de cette énigme que nous serons éternellement à nous-mêmes…)

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- Texte et photo Le Plumitif -


 

Partir doublement

Dans la lecture fluide

Et le wagon mouvant.

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- Haiku et image Laurence Guez -



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Je les aime Libres, les livres, comme les gens. Ils vont et viennent, des chats errants, je les confie pour des "au revoirs", bien à l'abri, je les livrent aux ballades, aux sourires perdus, les laissent s'écorner à vif, j'aime les savoir se laisser prendre entre les paumes enfumées ou parfumées, lointains ou à portée de main. Je les aime voyageurs. Je les aime aussi comme un sou neuf, les posséder un peu.. La quête en devient magique, la trouvaille sublime extase !  l'instant de l'appétit, l'instant de plaisir où j'ouvrirai sa première page. J'aime mes livre-bibles que je n'ouvre presque jamais, mais sans lesquels la vie me semblerait perdue. Ceux que j'ouvrirais plus tard, besoin de les savoir là et les livres compagnons. J'aime les réouvrir et me voir les relire dans un lieu, dans un autre temps passé, revenir à cette première impression de lecture, à jamais gravée comme le goût d'une madeleine.
Et il y a ceux que j'accueille, que l'on me prête, qu font escale un temps. En ce moment ils s'entassent par petit tas ici et là, en trio. Les thématiques de chaque tas sont les mêmes: Enfant, liens affectifs, voyages. Tiens ! et si les livres devenaient une seule et même carte routière ? puisqu'ils n'arrivent pas là par hasard.

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 A l'instant où je réécris ma note sur l'indigne espace de ma bibliothèque, qui n'est que le parcours littéraire de mes sept dernières années, ma cousine me dépose la pile de livres que je lui avais prêté l'été dernier. Bim.
 

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Ces six livres-là résument à eux seuls le pourquoi de leurs existence dans la mienne:
En voici les dernières phrases:
 
" Quelle merveilleux été ! Je crois que chacun savait que ce serait la dernière goutte de plaisir" ( Venus Erotica- Anaïs Nin)
" Tout le monde fait l'amour. Même moi". ( Pascal Clark)
" Le printemps va enfin pouvoir commencer" ( Le Voyage d'hiver- Amélie Nothomb)
" Faut jamais rien raconter à personne.Si on le fait, tout le monde se met à vous manquer." ( L'attrape-coeur, J.D.Salinger)
" Ainsi, Henry vient cet après-midi et demain je sors avec June" ( Henry et June- Anaïs Nin)
" - le violoncelle! c'est magnifique. Et pourquoi le violoncelle ?
  - Parce que c'est l'instrument qui ressemble le plus à la voix humaine."(Acide sulfurique Amélie Nothomb)

- Photos et textes Laure K. -

 

J'attendais encore les photos de Venise, je ne concevais pas une note sur l'amour des livres sans qu'elle y participe, j'attendais aussi les pensées de Michael, je crois que Vieux G. est perdu dans ses limbes et Flash m'a annoncé être trop occupé à réssuciter. Tard dans la nuit leurs images et leurs proses sont arrivées:

 

J'ai une relation amour-haine avec la lecture : je l'aime lorsqu'elle déchaîne les tempêtes imaginaires à l'aurore, mais la déteste quand vient la symphonie de l'aube, le chant matinal des oiseaux. Je bascule de manière déconcertante dans l'envers du décor - si l'auteur sait jouer sur les cordes universelles qui nous relient tous - quand le livre devient l'outil qui façonne et fascine, qu’il est sens et essence.

 

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- Texte et photos Michael Deschambault -


- Belles de jour et de nuit -
 
Comment en avoir qu'une seule quand il y a tant de moments et d'endroits pour lire ?
 
Je commence par ma majestueuse, celle qui fait salon à longueur de jour. Un coup de cœur, surtout pour Marsi mon conjoint. Elle trône depuis à peine un an. J'aimerais me porter aussi bien qu'elle à son âge. En plus, elle fait du patin à roulettes quand on doit éventer la poussière entre ses pattes. Le côté gauche, pour les livres de cuisine du chef, le côté droit pour les romans québécois de certaines maisons d'édition, celles qui soignent leurs couvertures comme les œuvres d'art qu'elles peuvent être.  
 
L'autre, la foncée, j'y suis attachée. Un jour, elle changera peut-être de couleur mais jamais elle ne disparaitra de mes yeux. Elle siégeait dans le bureau de la femme d'affaires qu'était ma mère, la Jeanne. Elle a déjà porté de lourdes vitres coulissantes. Son ventre est maintenant laissé ouvert à la main butineuse. C'est un fouillis de romans québécois en continuelle rotation, ils vont et viennent au gré des envies des amis et même de ceux qui le sont moins.
 
Oh, ma douce blanche, je dirais même ma favorite. Pourquoi ? Si les élans du cœur s'expliquaient, je dirais que la cause en est une de conversion. Elle a déjà été une pharmacie dans un hôpital tenu par des religieuses. C'est de l'ordre de la faveur qu'elle règne maintenant entre les murs de notre chambre blanche. Elle a été reblanchi avec de la peinture pour automobile et depuis, elle fait sa coquette. Elle aussi a déjà été vitrée. Il faut croire que je ne supporte aucune cloison entre moi et mes livres chéris. Cette bibliothèque contient précieusement mes livres vierges, sur lesquels mes yeux ne se sont pas encore posés. Je sais, ne me le dites pas, il y en a trop.
 
J'ai ajouté cette solitaire mais combien importante tablette. Elle supporte, pas trop longtemps car elle ne le pourrait pas, les livres lus mais non encore commentés. Elle est à la hauteur de mes yeux lorsque je travaille à l'ordinateur.
 

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 - Composition et texte de Venise Landry -


Et Fanfan, charette, m'envoie à la toute dernière minute cette charmante lettre avec ses deux images:

Hello Blue !
C'est en me réveillant ce matin, et en lisant ton post que je réalise que le temps est passé si vite que je n'ai pas eu le temps de réfléchir -comme je me l'étais promis- à l'écriture d'un texte d'accompagnement des deux photos prises à la va-vite que je t'envoie avec un peu de retard ce matin... il est finalement né de ma visite d'hier chez la maman d'Hervé, mon tendre compagnon...
Chaque soir, mon amoureux bouquine très tard, il ne peut pas s'endormir tant qu'il n'a pas absorbé sa dose. Cet homme là ne lit pas, il dévore : policiers, romans, essais, poésie... Depuis son arrivée, les livres s'entassent un peu partout à la maison...Je crois que son amour des livres lui vient de Luc, sa maman, dont la fabuleuse bibliothèque occupe un mur entier du salon de sa petite maison de Cuges-les-Pins...Luc aime tellement les livres qu'elle a décidé de leur donner une nouvelle vie en créant " le livre libéré".
Depuis quelques années, elle récupère les ouvrages qui quittent les rayonnages des bibliothèques cugeoises. Ces romans, essais, recueils de poésie, un temps délaissés sont triés et, revêtus sur la page de garde d'une inscription à l'encre rouge :  "le livre "libéré" peut être emporté, gardé ou rapporté. Ne peut être vendu", ils reprennent vie...
Aux beaux jours, c'est devant la porte de sa maison que Luc propose  ces trésors offerts à tous les passants...

Hier, en fouillant dans un des nombreux cartons qui s'empilent sur les marches de l'escalier qui mène à son appartement, j'ai trouvé un exemplaire du chef d'oeuvre de Steinbeck " Des souris et des Hommes". Un exemplaire en poche, jauni et écorné, dont l'odeur caractéristique des bouquins longtemps oubliés a chatouillé mes narines, avant de m'emporter pour la seconde fois, émotion intacte, jusqu'au bout de la nuit...

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- Mots et photos Pieds sur terre -


Et voilà Pat Caza qui me traite de canaille, il a raison, j'ai toujours eu du mal avec le décalage horaire. Il nous ouvre le tiroir de sa table de chevet et là, pamoison, il est rempli et nous avons des goûts communs!

 

Ma table de chevet. J'ai ouvert le tiroir, ceux-là y étaient. Je manque de place, manque de temps, mais de livres jamais,

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j'voulais faire une petite mise en scène avec Requiem des Innocents de Louis Calaferte, mais comme je l'ai surement refilé à quelqu'un et perdu, ça m'a retardé. J'allais en racheter un ce soir après le boulot, mais voilà, je me suis fait prendre de court, donc impro, le tiroir de ma table de chevet, zam, sans rien de plus, vraie canaille.

- Photo, mots et maux Pat Caza -


 

Et voilà Zoé, qui in extrémis, vient participer:

 

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On peut dire que les livres sont le seul bien dont je ne saurais me séparer qu’en cas d’extrême nécessité.

 Je me souviens de ce couple à qui j’avais prêté mon modeste studio dont je déménageais pour un espace légèrement plus confortable, au temps de mes premières armes dans la vie d’adulte. Un dépannage de quelques jours, en attendant qu’ils trouvent une solution plus pérenne.

Quand je suis venue récupérer la clé,  je me suis aperçue avec horreur que la bibliothèque avait été vidée des vieux livres que le monsieur très gentil qui me louait mon meublé, rue des Ecouffes,  m’avait confiés, et j’avais accepté avec reconnaissance. Cet homme, malade du cœur, tenait à monter les trois étages  tous les mois pour percevoir, essoufflé, son loyer, sans doute pour le plaisir d’échanger avec une très jeune femme amoureuse de littérature. L’antique bibliothèque vitrée avait été vidée entièrement par les indélicats. Il et elle avaient décampé avant mon arrivée, laissant à l’abandon le lieu dans un état indescriptible et délesté de cette manne précieuse. J’ai appris, beaucoup plus tard, que le compagnon de la copine à qui j’avais fait confiance était une crapule minable qui avait vendu chez Gibert les bouquins pour se procurer son morceau de chichon.

J’étais malade de honte en entendant, dans l’escalier, les pas lourds de monpropriétaire avec qui j’avais noué une amitié entretenue par nos conversations mensuelles (j’ai occupé deux ans ces deux pièces minuscules).Je le savais déjà navré de me perdre comme locataire. Je craignais qu’il ne fasse une crise cardiaque. Finalement, c’est lui qui m’a consolée de la découverte que je venais de faire. Une amie pouvait vous trahir. En s’emparant, de plus, de livres qui avaient une faible valeur monétaire, mais une haute valeur affective.  Il m’a assuré que cela n’avait pas l’importance que je donnais à la perte, même s’il comprenait ma déception.

Chez moi, les livres sont partout chez eux, dans mon bureau, dans ma chambre, dans une autre pièce encore et sur les tables … partout.

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- Photos et texte Zoé Lucider -


 

Après avoir recueilli les photographies et les mots des uns et des autres, je me suis demandée ce que je pouvais bien ajouter à tout ce qui a été dit. Je suis vraiment très émue de voir comment chacun de nous vit les livres, se les approprie, en fait son voyage, sa liberté, sa quête, et puise en eux refuge, sens, amour et résonances. Ma bibliothèque est immense, toute une pièce lui est consacrée et ne suffit pas pourtant, elle déborde dans les pièces d'à côté, dans la cuisine, dans les toilettes, dans la chambre où sont pêle-mêle empilés les livres d'art, de psychologie, de poésie, des romans noirs, des romans fleuves, des romans d'amour, des correspondances. Sur mon bureau, dans mon sac à main. Les livres font partie de ma vie au quotidien. Pas un seul jour sans que je n'en ouvre un ou plusieurs. J'ai besoin de les avoir à portée de main. Pour l'amour des livres, je suis heureuse d'avoir pris cette initiative qui nous unit un peu plus encore. Un grand merci!

 

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- Photos Helenablue -




17/04/2013

Rencontre

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- Photo Laurence Guez -


 

" Il n'y a rien de plus triste qu'une vie sans hasard."

- Honoré de Balzac -



01/04/2013

Blog et misanthropie...

Pendant les quinze premières années de ma vie, papa et maman m'ont serinée qu'il fallait aimer les autres, les aimer comme soi-même! Equation compliquée pour quelqu'un qui ne s'aimait pas et qui ne se voyait même pas dans un miroir... Longtemps, et ça m'arrive encore, j'ai vécu dans le regard de l'autre et n'arrivais pas à agir sans me torturer de savoir ce qu'il allait penser de moi. Il m'a fallu batailler sec pour sortir de ça. Me suis brûlée les ailes, ai été manipulée, trompée, flouée, nombreux sont ceux qui viennent boire à la source du besoin que j'avais d'être aimée. J'ai bâti ma vie de couple sur cette sorte de fondation et j'ai oeuvré en pensant plus à mes proches qu'à moi-même.

J'ai mis du temps à comprendre qu'aimer n'était pas ce que je croyais, que ça n'était pas se sacrifier pour l'autre, que ça n'était pas une construction mentale mais un ressenti viscéral. Je me souviens parfaitement le jour où j'ai compris que je n'aimais pas mes enfants mais que je me faisais une idée de ce que devait être l'amour d'une mère. Quel déchirement! Quelle souffrance! Quel tsunami! Soit, j'avais des circonstances atténuantes, ma maman ne m'a jamais aimée, elle-même prisonnière de la même équation, celle qui prouve par a+b qu'on n'est rien sur cette terre. Sa mère lui a transmis, elle me l'a inculquée. Dieu que j'ai souffert de mesurer mon handicap et Dieu que j'ai depuis ce jour rattrapé du terrain.

On ne peut aimer l'autre si on ne s'aime pas. Mais comme c'est difficile de s'aimer quand on ne l'a pas été. J'ai travaillé plus de vingt longues années à récupérer ce possible et je travaille encore chaque jour à le consolider, je sais que c'est tout de même chez moi un peu fragile et que je peux encore m'améliorer. Quand j'ai créé mon blog, pour ouvrir mon espace intellectuel et spirituel et pour voyager au milieu des idées de chacun, je ne pensais pas à tout ce que cette aventure allait changer en moi. On ne peut plus jamais être le ou la même après une expérience comme celle-là.

Je suis passée au cours de ce parcours de presque cinq ans, de la confiance absolue en l'autre, cette sorte d'émerveillement naïf et philanthropique à une misanthropie mesurée. On ne peut aimer tout le monde, ce serait assimilé à n’aimer personne. On ne peut pas non plus être aimé de tout le monde, ça serait ne pas exister, être une chimère, un mythe, un conte de fée. Plus d'une fois j'ai pensé arrêter d'écrire et d'échanger. Tout blogueur sait à quel point cette passion est chronophage comme toutes les passions, mais ce n'est pas la vraie raison. Je me suis sentie devenir de plus en plus libre en apparence, j'avais le sentiment qu'enfin je tenais un moyen pour consolider mon parcours, mon cheminement. Le fait de lâcher ainsi des bouts de moi dans l'espace et ne plus craindre avec le temps les réactions d'autrui, me donnaient de la force, de l'énergie. Et de plus les quelques belles amitiés que j'ai pu y construire m'ont encouragée dans ce processus. Mais finalement suis-je vraiment si libre? Bloguer n'engage-t-il pas? N'est-t-il pas une responsabilité? Ne doit-on pas à nos lecteurs la note quotidienne ou hebdomadaire?

En écrivant il y a peu à Christian, lui demandant s'il n'était pas devenu misanthrope, il m'a posé cette question qui me taraude encore: Mais que sont donc le milliard de Facebookiens et les millions de blogueurs et tous ceux qui sont assis devant leur ordi au lieu de sortir rencontrer leurs semblables en personne?

Cette nouvelle façon de communiquer, de se rencontrer via les mots et les images est-elle  aussi généreuse qu'elle y paraît? Et si bloguer est philanthrope, ne pas bloguer est-il le contraire, donc misanthrope? 

J'aime bien me torturer parfois les méninges. J'aime donner du sens, j'aime creuser et tirer des enseignements des choses, des expériences. J'aimerais bien, aussi, avoir, si possible et si le coeur vous en dit, votre avis, oh que oui...

 

Rieko Koga

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Malgré la grande distance entre Tokyo et Paris, environ 9730 kilomètres,
j’ai pu vous rencontrer ici.
C’est comme un miracle.
Un fil invisible mais très solide m’aurait entraînée ici de toute façon.
Je rembobine ce fil, fil de la rencontre et du souvenir.
J’ai réalisé mes œuvres avec ce fil.

Selon une vieille croyance japonaise que je partage toujours,
les points de couture ont un pouvoir magique.

J’ai appris au Japon l’existence du tissu de prières.
Je me suis aperçue que coudre est un acte spirituel.
Les vêtements que me faisait ma mère quand j’étais petite fille me couvraient toujours de son grand amour.
Et leurs points de couture sur leur dos me protégeaient contre l’angoisse et la peur.

Une douleur …
Quand je pique mon aiguille dans le tissu,
Je superpose à cette douleur la blessure au cœur de quelqu’un.
Je soigne cette plaie avec mes gestes, avec mon aiguille.

Je voudrais coudre un tissu magique pour celui qui m’attend et protéger son cœur avec mes points de couture.

Noire,
la couleur de mes yeux et de mes cheveux.

Blanc,
Vide,
Rien.

Cet instant est vanité,
Cette rencontre est unique
et nécessaire.

Car un fil immaculé m’a guidée jusqu’ici pour vous rencontrer.

- Rieko Koga -


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Proverbe japonais « ichi go ichi é »
Le moment où je suis avec vous et cet instant présent sont, l’un et l’autre, uniques.
De tels moments n’arrivent qu’une seule fois dans une vie, ils ne reviennent jamais.
On ne sait pas si on pourra se revoir encore une fois.
Il se peut que ce soit la première et la dernière fois…
Voilà pourquoi il faut pleinement apprécier cet instant, cette rencontre,
qu’il faut précieusement accueillir cette occasion.
Chérir chaque rencontre car elle est toujours unique.

- Rieko Koga -


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- Rieko Koga -


 

31/03/2013

Thomasz Alen Kopera*

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* Découvert chez Mokhtar El Amraoui



25/03/2013

Pause

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 - Photo Laurence Guez -

 

15/03/2013

une journée pas ordinaire

On en parle depuis, quoi, deux ou trois ans. Les projets fusent chaque fois que l'on se voit et puis finissent dans un tiroir. Bon, j'allais pas fort ce jour là, des vieilles remontées que je ne peux pas gérer tant elles me submergent, mais je m'y fais, on se fait au meilleur comme au pire, on se fait à la vie, on se façonne avec. Elle m'est rentré dedans avec ses mots et puis a débarqué, caméra au poing.

- Tu sais, je te vois en haut d'un terril!

- Un terril, t'es sûre?

- Ouais! Même que tu cries, que tu as les bras en croix, que t'es rageuse à mort!

- Ah! Oh! Ouch! Et je fais quoi au juste en plus d'éructer?

- Ben... tu ES!

- Ben, OK!

 

La journée, celle qui vient de se passer fut juste comme un rêve... Une séquence troublante et particulièrement émouvante avec ma tasse de thé, une autre, juste incroyable les deux mains dans la terre noire et une troisième séquence digne d'un Tarkovski en mode Anna près de Carvin dans le Pas de Calais où là, je suis montée, j'ai grimpé le bazar et j'ai hurlé au sommet comme je le faisais ado, tout ma rage d'enfant blessé. 


10/03/2013

Une pensée pour VieuxG.

Boris aurait aujourd'hui 93 ans, et je sais qu'il l'adore...

 

 

 

" Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes mais c'est celui de chacun."

- Boris Vian - L'écume des jours - 



07/03/2013

My name is Blue!

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- Photo Alexandra ExwhyZen -



Pour la Rouge

et pour nous tous...

 

 

 

23/02/2013

Je me souviens

En lisant le récit d'Anne suite à ses aventures au Québec, je me souviens. Je me souviens des miennes. Il n'y avait pas de neige en Octobre, au contraire, la lumière était plutôt douce et ocre. Je me souviens de l'émotion qui m'a étreinte pendant tout le vol, je me souviens de ma sensation d'immense ivresse une fois arrivée au sol, je me souviens de n'avoir rien compris quand j'ai du acheter mon ticket pour la navette mais avoir quand même réussi à me faire comprendre, je me souviens, je me souviens très bien de la Grande Bibliothèque et de l'arrivée de Mistral avec son parapluie vert, fluo. Je me souviens et avec un plaisir insensé de notre ballade le lendemain jusqu'au Mont Royal, de la vue, de l'extase, du bonheur que nous avions Christian et moi à nous dire. Je me souviens en vrac du chinois, de l'immeuble en ruine que je voyais revivre, de cette galerie d'art, du bus, des lasagnes d'Emcée, de l'arrivée de Sandra, de la table de cuisine où nous nous sommes retrouvés, du Bunker, de la soirée des Corpuscules, du feu que j'ai failli mettre à sa cuisine en voulant me faire un thé, de l'image du balcon à jamais insérée dans ma rétine, du dépanneur, de la poutine. Mais ce dont je me souviens le plus et qui me touche chaque fois que j'y pense, c'est la chaleur, l'amitié et la prévenance de tous ceux que j'ai rencontré là-bas. Anne en parle, elle en a goûté, l'accueil insensé et vrai que les québécois nous font, nous ont fait, nous feraient. Enrico chante que les gens du Nord ont dans le coeur le soleil qu'ils n'ont pas dehors, les gens du Grand Nord, je vous dis pas! En attendant d'y retourner vite, je me souviens, et me régale, me régale et me régale encore et c'est sans fin, de me souvenir.