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15/08/2010

ça existe, ça porte un nom, c'est le titre d'un film!

Piqué à Laurence, savoureux...

 

 

de la poésie...

Un aparté juste sur la poésie, après avoir lu chez Venise les dires de Dany Laferrière à ce sujet et puis sans avoir osé réagir au propos de Prométhèe V. chez Christian comme quoi le terme poète..., j'ai eu une soudaine envie de parler poésie et de ceux qui la font, de ceux qui la transpirent, de ceux qui la mettent au monde. Tout à chacun dirait notre cher Giulio, oui sans doute, il est poésie dans beaucoup de nos gestes, dans nos paroles aussi et dans celle qu'on ne dit pas. Je m'en nourris j'avoue depuis toujours, avec délectation non feinte voire même jouissance, j'en aime l'inédit j'en aime la réjouissance j'en aime aussi parfois l'amertume et l'effroi comme peut-être la vie, c'est ainsi que d'ailleurs elle est, vivante vibrante appelante et si délicate si violente à la fois si parlante à ce moi enfourné emberlificoté enchâssé dans des orties austères, elle a toujours été et le sera toujours mon air mon oiseau rare mon univers.

Alors un grand merci aux poètes, troubadours et faiseurs de rêves, je ne peux me passer d'un vers d'Eluard, d'un tourment de Baudelaire, d'un zeste de René Char, et comme j'aime les vers de ce cher Mokhtar, de mon ami Jalel et de Gaston Miron et de mon Ange Noir! comment vivre sans Apollinaire sans Prévert, sans Rimbaud sans Nelligan sans poésie sans elle, tous les jours j'y goûte, je m'y abreuve, grand bien m'en fasse!

Je ne saurais vivre sans.


14/08/2010

art brut japonais


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J'ai vu lors de mon court passage à Paris cette expo étonnante. Etonnante quand on connaît l'art japonais, étonnante aussi quand on apprend que les oeuvres exposées sont crées par des artistes pour la plupart pensionnaires ou fréquentant des institutions pour handicapés mentaux, atteints de diverses maladies telles que l'autisme ou la trisomie, tous souffrant d'incapacités ou de dysfonctionnements intellectuels et de difficultés marquées d'adaptation aux exigences culturelles de la société dans laquelle ils évoluent.

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" Ces oeuvres nous interrogent sur la frontière mouvante et incertaine où elles se tiennent, entre le jaillissement de nos désirs et leur domestication par la culture. Elles entretiennent des résonnances avec ce qui est en nous à la fois inquiétant et familier, ce qui aurait dû rester dans l'ombre et qui en est sorti, cet entremonde où se élèbrent les noces de l'art et la foli, de la vie et de la mort, où se jouent les multiples passages de l'originaire à la culture, de l'intime à l'universel."

- Martine Lusardy -

 

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" A cette façon de nous jeter sans bouée de sauvetage à l'autre pôle de l'intelligence, nous reconnaissons dans ces oeuvres venues du japon le grand vent de l'art brut. Une dé-raison fondatrice domine ici et cette exposition est pour nous la chance d'en expérimenter quelques unes des infinies ressources.

Qu'il se présente sous un jour obsessionnel ou dans une note apparemment plus indisciplinée, ce vagabondage itératif de la main et de la pensée est, pus qu'un ordre, propice à nous faciliter l'accès à cet inexprimable qui fait le coeur obscur de nos vies."

- Jean-Louis Lanoux -

 

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Ce qui m'a étonnée aussi c'est la diversité et l'ingéniosité des diverses solutions plastiques trouvées par les auteurs, les voies qu'ils ont explorées pour collaborer avec leur propre fond inconscient et ainsi l'exprimer, c'est tout à fait poignant, d'autant quand on sait à quel point la société nipponne est codifiée. Ce qui m'a frappé également c'est les parentés possibles avec l'art africain ou certaines oeuvres de nos contemporains à croire qu'il y a comme un tronc commun au-delà des cultures et des géographies et des états d'être entre tous les humains. A voir, à découvrir, ça en vaut le détour, à la Halle Saint-Pierre, paris 18ème jusqu'au 2 Janvier 2011.

 

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13/08/2010

demande d'amis

Maman m’a fait sa demande d'amis sur ma page facebook, non pas que j’y aille vraiment assidûment mais c’est comme ici un espace d’un peu de moi, en première réaction j’ai déconnecté mon compte, une réaction reflexe face à ce que j’ai d’abord vécu comme un effet boomerang, me revenait alors des images que j’ai mis longtemps à comprendre et à digérer d’elle lisant mes courriers et mes journaux intimes, ce qu’elle faisait en toute impunité. Et puis j’ai réfléchi, j’ai refusé sa demande, j’ai écrit ceci qu’elle lira un jour peut-être si cela doit se faire, et j’ai reconnecté mon compte et retrouvé mes amis.

 

Le plus terrible dans l’inceste c’est l’absence de frontières, ton corps d’enfant ne t’appartient pas et n’est pas identifié comme tel, pas validé; ton âme toute neuve et friande d’apprendre et d’éprouver n’est qu’un jouet dont se servent à loisir les personnes de référence sachant bien qu’il te faut l’affect pour être en vie; tu ne sais où tu es tu ne sais qui tu es tu n’as aucune conscience de ta géographie, au fond bien malgré toi tu n’existes pas toi-même et longtemps tu traînes cette marque aux fers ancrée au plus profond du profond de ta chair.

Tu n’as pas d’intime tu n’as pas de chez toi tu es à tous et à toutes et du coup à personne, mais plus tard tu grandis tu cherches tu construis un radeau qui t’emporte plus loin vers d’autres rives vers cette voie enfin qui te donne naissance et tu t’offres à toi-même ce qu’on a toujours refusé, du respect de l’amour de la reconnaissance et plus que tout tu fuis d’un réflexe viscéral toute forme d’ingérence de violence d’injustice quel que soit l’habit dont elles se parent souvent.

Il reste bien sûr toujours latentes les cicatrices que les protagonistes peuvent réveiller facile même si tu te protèges depuis ton édifice il reste que tu le veuilles ou non au fond de tes entrailles cette filiation ce lien cette demande affective.

Quand elle a voulu franchir la ligne de cette frontière construite avec le temps de bouts de mes neurones et de chaque particule de ma peau de mon sang de mes tripes de femme mûre de mère et d’amante, elle a bien failli une fois de plus m’atteindre et j’ai dans un sursaut refermé la coquille pour mieux me retrouver et une fois de plus faire face. Elle a toujours été la pieuvre dominante, la mère maquerelle offrant ses enfants en pâture, elle n’en sait même rien elle–même mais continue, pourquoi  diable ferait-elle autrement ce qu’elle a toujours fait, inlassablement elle ignore la vérité de ceux qu’elle a engendrés de ceux qu’elle a mis au monde et cruellement continue de payer sur l’autel de l’immonde son tribut à la grande névrose familiale dont elle est le pion maître.

Je n’ai plus à me battre  maintenant je suis mienne mais j’ai encore au fond de ces peurs ancestrales qui m’inhibent et me freinent, me tétanisent même bien plus que je ne veux l’admettre et le croire. Alors j’écris, j’écris et j’écrirai encore jusqu’au bout de mes nuits jusqu’au bout de ma vie pour ne pas perdre tout ce que j’ai repris ne pas oublier tout ce que j’ai appris ne pas revenir ne pas retremper ne pas re goûter à l’amer et surtout ne pas attendre un quelconque geste vers celle que je suis. Leur monde sans frontière est un monde sans cadre un monde sans amour un monde sans espoir un monde où l’individu na pas de place car il est à tous et jamais à lui-même.

Non, maman, je ne peux t’accepter dans ma liste d’amis, elle n’est pas très longue mais elle est toute ma vie et tu ne peux avoir une place au milieu de celle-ci tu ne peux avoir une place au milieu de ceux que j’aime de ceux que je respecte de ceux que je découvre de ceux avec qui je peux être moi-même, toi, tu es ailleurs dans ma carte du monde, dans un endroit clos où parfois je passe quand j’en ai la force ou le désir brûlant d’avoir des réponses et de donner un sens et d’espérer encore malgré toutes ces années un peu de ta tendresse même si au fond je sais qu’elle est empoisonnée.

Il est long le chemin pour se désintoxiquer pour se défaire d’une drogue à laquelle on s’est nourri pendant de longues années, long le chemin pour se permettre d’être et de dire ce qui doit être dit et de dire sa propre vérité. Je m’y emploie chaque jour en espérant que ce soit le dernier tout en sachant que je ne peux baisser la garde, chaque jour à séparer le bon grain de l’ivraie, chaque jour pour devenir un petit peu plus humaine, un petit peu plus vraie.

Tu as fait du mieux que tu as pu, je n’en ai aucun doute, mais arrête-toi là et laisse-moi donc vivre tranquille entourée des miens et de ceux avec qui je partage l’essentiel l’affectif le réel. Je te refuse, maman dans ma liste d’amis, je refuse à nouveau de rentrer dans ton monde dans cette vision que tu as de l’Amour, et dans cette vision que tu as du Pardon dans cette vision mortifère et mortificatoire que tu as de la Vie.

Que viens-tu donc chercher dans les pages de la mienne, restons-en là veux-tu chacun à sa frontière avec ces quelques moments d’échange à la longue cuillère, c’est tout ce que je peux t’offrir pour le moment, c’est le mieux dans l’instant que je puisse faire pour celle que je suis devenue, pour cette petite fille qui vibre au fond de moi et qui compte sur mon aide, pour celle qui est loin de celle que tu voudrais que je sois ou que tu penses encore à force de cécité que je semblais être.

Le plus terrible dans l‘inceste c’est l’absence des repères, ceux qui doivent te protéger t’agressent, ceux qui doivent t’apprendre te détruisent ceux qui doivent t’aimer t’utilisent ceux qui doivent te respecter t’abîment ceux qui doivent te donner vie et confiance te tuent.

Le plus terrible du plus terrible c’est qu’ils n’en savent rien, qu’ils ne s’en rendent pas compte n’étant pas eux-mêmes maîtres d’eux-mêmes manipulés par leur propre destin. C’est une histoire sans fin si on n’en coupe pas la chaîne, c’est une histoire sans fin sans frontières sans repères sans cadre sans plan, un roman de misère où les victimes les morts les bourreaux les parents sont finalement tous des enfants en souffrance, mais c’est toujours celui qui arrive le dernier qui prend en charge tout ce que les autres n’ont pas pu voir pas pu entendre pas pu ressentir pas pu exprimer.

Voilà, maman ce que j’avais à te dire et pourquoi je te garde à une certaine distance, nous ne pouvons faire ce chemin ensemble que si enfin tu comprends que cette frontière m’est nécessaire, car comme tu ne le sais pas elle me protège de ta folie que tu as faite mienne, elle me protège de la mort de celle que je suis.

 


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- Photo prise à Paris 5ème, quartier Mouffetard -

 


 

12/08/2010

régalade

Bon, Prométhée V nous avait déjà mis en bouche après le grand Mistral et le Terrible Yvan, j'en avais laissé trace mais elle a disparu, je vous la remets là en mémoire, et voilà que pour me combler d'aise, voilà qu'en résistance Plumitif s'y met et nous offre un mets de belle consistance que je vous laisse apprécier à sa juste valeur, et bien, rouge de plaisir je suis, c'est exact Black Angel tellement je me régale de toutes ces fables réécrites dans ce si beau langage! Et voilà qu'à peine je digère ce doux festin que notre ami MakesmewonderHum! nous offre à son tour sa version en joual d'une fable choisie régalante à souhait! Quel festin mes amis, quel festin royal!

 

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El lièv' pis 'a tortue.

Ça sert à rien d'courir; y'faut qu'tu partes vite.
Le lièv' pis 'a tortue, cé la preuve, mon chum!
« J'te gage, qu'a dit, que j'arrive a'a roche
plus vite que toué. - Té-tu conne?
qu'y dit pour y répondre,
j'cours ben plus vite;
tu doit êt' folle raide!
- Toué té con! Té pas game! »
Fake on a décidé du butin
pis on l'a mit a'a fin.
Pis on s'en sacre ben
de savouère koss'que cé.
Le lièv' avait rienqu'à faire quat' bonds
pis criss y'ara été rendu, mais dé vrais bonds,
tsé, comme quand l'chasseur lui courre après,
pis qu'y détale au plus maudit.
Fak y'a pris le temps d'bouffer du gazon
de dormir pis d'écouter
le vent dans sé z'oreilles, 
pis y'a laissé la tortue marcher mollow.
A y va, a s'donne,
a s'dépêche du mieux qu'a peut.
Lui y trouvera' ça trop facile
de gagner sans pouvoir se vanter
fak y prend son temps pour
partir tard. Y broute, y dort,
y boué une bière.
Mais toute d'un coup, quand y'a voit,
l'autre épaisse, su l'bord d'arriver a'a grosse roche,
y part comme une flèche; mais y'a eu beau courir
ça a servi à rien : cé la tortue qui a gagné.
« Eh! Ben! qu'a crie, cé qui l'cave?
Ça sert à quoi de faire le fin?
J'ai gagné pareil! Pis imagine
si t'ava une maison su'ton dos! »
- Samuel-Prométhée le Dr. MotherHand -

 

 

Le Crosseur rendu Placeux d’bidous

Un m’ment donné un crosseur 
Qui commença à n’arracher
S’é dit qu’une tête de vendeur
Ça s’ra plus facile à faire pâsser
Fa qui s’déguise en placeux d’bidous
Y t’sort un diplôme mande moé pas d’où
Pis y s’loue un bureau en haut d’une tour
Crisse un vra spote de vautour
Dans porte c’é jusse si y a pas écrit 
«Votre fourreur favori» sti
Mais là toute état ben beau
Y resta jusse à attende le garlot
L’enfirouâpeux l’sourire fendu jusqu’au oreille
Ava la même câlisse de face de gogo
Que n’impode quel crisse de donneux d’conseils
Anyway si l’argent des tits épargnants fa dodo
Ben tu peux être sûr qu’les zozos font pareil
M’a lé laisser dormir en paix
Qui s’é dit comme ça not’e finfinaud
Mais y en a quand même faite un peu trop
Y a pas pu s’empêcher d’faire son frais
D’aller montrer partout sa face d’épais
Sé dents en or 
Pis sé bajoues de porc
OK l’monde sont maillets
Sont caves comme ça s’peut pas 
Mais tchèque té claques mon gros verrat
C’pas tant d’être pauves qui lé dérange
Même pas de s’faire fourrer à tour de bras
Non c’é jusse les yâbes qui jouent aux anges
Faut qu’tu choisisses : avoir du front ou ben une frange
Si t’é t’un crosseur joue pas aux saintes nitouches
C’é plus safe en tabarnouche

.
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L'Oure pis les deux gâ
(L'Ours et les deux compagnons)

S’t’une fois 2 beaux câssaux câssés bin raide, pas iune token din poches.
Y pognent le p’ti vieux qui empaîllait toutes les bébittes autour du v’lage.
--Aye ! Gareau on n’a un esti bon deal pout toé.Jusse,jusse pour toé.
On t’â spotté in nourse mon homme, gros comme ton garâge, yé bô.
Dé amanchures de pattes plus larges qué cornes du beu à LaFarge au boutte du rang.
Quanque tu va i vouère la peau, le cash vate sonné jusque danl' cul.
Trois pis quatte manteaux pis au moins deux tapis, enh ! Mon Moisan ?
--Ouiiiiiiii Ti-mé, au moins.
Lâ mon Gareau faudrait au moins in p’ti-vingt pour’eul gaz dans l’truck.
--O.K mé pas pluss que 2 jours,j’vous connais mé 2 tabaslak(s).
Y’embaques toué deux dans l’pick-up, y’embreille pis y parte yinque su ‘une gosse..
Dans l’bois ? Non à T-a-v-a-r-n-e du gros Paquin.
Y’en bouève une criss de shot pis y’en beurre large s’ul deal.
Y r’parte s’ul l’aut gosse ,bin bin frostés dans boucane des tires d’en arrière.
Au bout du chemin à Cadoche Piché y rente dret dans l’bois.
Pogne le sentier encore dans slutch du printemps ,virre pas loin du boutte pis brake dret là.
Devant yeusse deux, une grosse taboire de motte qui boucane un peu (tannière)
--Yé tu là ? Oui, oui y ronfe encore un peu.
--Té bin sûr qui fait pas l’mort toé ? Naön.
--Va chercher du gaz, avoye vite, vite, Moisan on va le pogné là là.
Le smate y’arrose la cabane partout, t’allume ça avec qu'eul Zippo.
Kaboum de pattlow! Ayoye toé.
(L’ ours sort de la tannière, la toison tout en feu)
--Aye yé là donne moi le douze, vite.
Le taouin de bozo ti tire la bouête de balles au complet.
Bang ! Bang ! Bang ! pis bang ! encore.
--On lâ, mon moisan, on lâ bin u.
--Ouen mé y’a pu d’peau pantoute, Gareau va tête en osti.

Hum !

*La morale du gâ qui a bâti le Parc Lafontaine , c’est pas juste de ne jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué mais également, que la fin ne justifie pas toujours les moyens.

- par MakesmewonderHum! -


 

Rayons de feu

 

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Soleil,

Toi qui te noies chaque jour

Et réveilles inlassablement mon ombre,

Sur les marches des heures,

Ton silence de feu

M’habille d’une chaude nudité

Assoiffée d’écumes et d’algues abyssales.

Tu couronnes la colombe bleue,

Ma muse, qui a détrôné l’oubli !

Mes mains tournesols

Lui tressent une mémoire inca

Où baigne, pour elle, le vent des flûtes

Qu’appelle le roucoulement des fleuves

Chantant leurs chaudes mélodies.

 

- Mokhtar EL Amraoui -

 

 

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" Nous suivons notre pente, nous ne sommes que de l'eau..."

- Paul-Jean Toulet -


11/08/2010

Fable d'Yvan dit la Fontaine...

Christian l'a beurré ben d'aplomb et Yvan nous l'a fait, et quel morceau de choix, je vous laisse apprécier le joual québécois à son apogée!

 

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Eul Corbeau pis le R'nârd

 

Une fois ct'un étourneau qu'yavait
un fromage-qui-pue dans yeule,
perché su'a branche mais bon,
yavait pas d'dents donc c'était son bec en fait.
(Ce pourrait être une autre histoire arrêtez
de m'faire niaiser à la fin!)
V'là ti pas un r'nârd affamé qui r'nifle l'odeur
du fromage d'enfer pis qui décide
deul beurrer ben d'aplomb pour l'avouère.

"Aille toé mon bel oézau nouère,
cé tu qu'té beau comme cé pas permis?!
Té tellement beau, beau pit d'amour.
Si tu chantes aussi ben qu'té plumes
r'luisent au soleil, tu vas m'aveugler!
Té le Roi des Branches et du Sapinage!
Chante pour moi Corbeau!

Ni un ni deux, criss.
Ça pas pris deux secondes
pour qu'il roucoule comme
un pigeon en desserrant l'bec:
Croouuu Croouu!

Et hop eul fromage dans yeule
du R'nârd qui s'enfuya en riant
à gorge déployée pendant qu'eul
corbeau full fru gerbait sa frustration:

St-Simonac de Géribouère
de Cinqsixboîtes de Tomatesvartes,
mon fromage, tabarnaaaaa...K?....Che?

Eul prochain ne sera pas bientôt,
jeul jure!

"Apprenez que tout flatteur vit aux dépens
de celui qui l'écoute"...

 

- par Yvan Le Terrible -

 avec sa morale personnalisée:

" Faut se méfier des licheux(ses) de bottines,
et des siphonneux(ses) d'énergie de tout accabit."

 

 

* Dis, Big Mac, si tu nous en faisais une petite aussi de derrière les fagots, hum?

 

 

Et pis pour mes amis québécois et vous z'ôtes, voici d'même en chti ch'corbiau et chl'Arenard.

" Y a tout d'même eune morale à propos d'not arnard...
A force eud s'in venter, cha a fait l'tour delle tierre,
Et y a pu d'aut' moniaux que l'arenard a pu s'faire.
Ben si à st'heure dz' arnards, te nin vo pu grinmin
Ché qu'à trop ouvrir l'bouc y zont tous quervé d'faim "

 

10/08/2010

lu hier

" L'accomplissement est l'achèvement d'un cercle... Une personnalité, c'est quelqu'un qui a déroulé le ruban, déplié les pétales, exposé tous les niveaux. Peu importe par où l'on commence: l'instinct ou la sagesse, la nature ou l'esprit. L'accomplissement signifie l'expérience de toutes les parties du moi, de tous les éléments, tous les plans. Cela signifie que chaque cellule du corps accède à la vie, s'éveille. C'est un processus de la nature, et non de l'idéal. On meurt lorsque les cellules sont épuisées, on atteint la plénitude lorsqu'elles fonctionnent toutes, le rêve, le désir, l'instinct, l'appétit. L'un éveille l'autre. C'est une contagion. L'ordre est sans importance. Toutes les erreurs sont nécessaires, les balbutiements, les impairs, les aveuglements... Croissance, éclosion, plénitude du moi potentiel. ne vivre qu'un seul aspect, qu'un seul côté de la personnalité, c'est comme n'utiliser qu'un seul sens, alors, les autres s'atrophient. Il n'y a de grandeur que dans l'accomplissement, dans la plénitude de l'éveil... La vie est un cercle complet qui s'agrandit jusqu'à rejoindre les mouvements en cercle de l'infini."

- Anaïs Nin -