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06/05/2011

Rajiv et Renu

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Agés d'une vingtaine d'années, l'un et l'autre, ils s'aimaient, mais ils n'avaient pas reçu le consentement de leurs parents respectifs pour s'unir, parce que pas de la même caste. Ils se sont enfuis, Dimanche, de leur village de Nagla Khuru, dans l'état de l'Uttar Pradesh pour y revenir 24 heures plus tard, mariés et heureux, sans imaginer sans doute ce qui pouvait les attendre, sûr de la force de ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre, pensant sans doute que la puissance de leur amour les mettrait à l'abri du pire. Là, pourtant, à leur retour, une foule immense les attendait, une foule menée par la famille de la mariée ne pouvant viscéralement pas accepter l'affront au code ancestral de l'honneur familial, se sentant terni et souillé dans leur réputaion par cette union décidée librement. Tous, pierre à la main, les uns après les autres, la haine au ventre et la bave aux yeux ont lapidés le jeune couple d'amoureux jusqu'à ce que mort s'en suive...

L'amour mis à mort! C'est donc encore possible!

Une étude indépendante publiée en 2010 chiffrait à 900 le nombre de ces meurtres commis chaque année pour seulement trois états dans le Nord de l'Inde!

 

01/05/2011

Du bonheur, du bonheur, du bonheur...

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Le premier Mai c'est pas gai,
Je trime a dit le muguet,
Dix fois plus que d'habitude,
Regrettable servitude.
Muguet, sois pas chicaneur,
Car tu donnes du bonheur,
Pas cher à tout un chacun.
Brin d' muguet, tu es quelqu'un.

 

- Georges Brassens - Discours des fleurs -

 

Pour vous tous!


29/04/2011

De Lille au château d'If

littérature,voyage,art de vivre,écriture,partage,échange,amitié,humain

 Partis sur un coup de tête sans vraiment bien savoir ce que nous allions faire, si ce n'est visiter nos vieux amis des Baux, notre périple prit une tournure des plus singulières et des plus romanesque aussi, parfois, oui, je me dis "comme la vie est belle"!

Hervé et Pascaline sont des amis chers; ceux qui suivent depuis le début ce blog les connaissent déjà un peu, ils ont traversé pas mal de galères et en sortent toujours grandis. Leur force réside au fond dans chacun de leurs caractères aguerri aux choses de la vie mais aussi à leur appétit de vivre et cette capacité à accepter la fatalité voire à la sublimer de différentes manières dans la matière qui les rassemble depuis longtemps, le bois. Tous deux enfants du soleil, ils ne pourraient concevoir de vivre loin de la lumière si caractéristique du midi et c'est avec un grand bonheur que nous nous sommes fait devant un petit feu une délicieuse raclette tout en refaisant le monde à notre façon et tout en faisant naître mille et un projets comme à l'accoutumée chaque fois que l'on se voit. Ils viennent de perdre dans un incendie accidentel toute une partie de leur histoire, toutes leurs photos, d'eux et de leurs enfants, des papiers, des objets, des tableaux jalonnant depuis toujours leur vie d'artiste, ils ont vécu l'épreuve du feu, et celle pire encore, d'après leurs dires, des pompiers qui tout en sauvant détruisent, et sont en train de reconstruire une nouvelle fois leur cadre de vie, je dis chapeau! parcequ'il faut en avoir de l'énergie et du coeur au ventre pour toujours et encore bâtir.

Après un déjeuner ensoleillé et convivial avec la maîtresse des lieux: petite salade composée, chou-fleur au persil et à l'ail un peu cramé, c'est toujours un problème quand on a l'habitude de cuisiner au gaz de passer à des plaques électriques de remplacement, poulet au cumin cuit au barbecue et jaja local; nous avons, tranquillement, Pat et moi, pris la route vers la côte pour nous arrêter au campement  de la famille de mon homme depuis plus de quarante années. Un chouette endroit dans une pinède, au milieu de glycines enchanteresses toutes en fleur et plutôt isolé du monde à cette saison! Là nous n'avons rien fait d'autre que nous laisser vivre, baguenaudant chacun à nos occupations. Pat faisant des plans sur la comète pour réaménager l'espace et moi, le nez plongé dans un carnet de notes, fébrilement à recueillir les fruits de ma prochaine compote ! Pas d'horaire, pas de téléphone qui sonne, personne à écouter, à servir, à conseiller; juste nous deux, les oiseaux et malheureusement les bruits de la route qui n'est pas assez loin et qui nous ramène inexorablement à notre réalité citadine!

Nous décidons quand même de ne pas rester là une journée de plus à lézarder et j'avais dans la tête de piquer jusque Marseille que je ne connaissais pas de si près avant de remonter dans le Nord. Pat aimant répondre dans la plupart des cas à mes désirs, surtout quand ils recoupent les siens, nous décidâmes d'un comun accord d'y aller le lendemain avant de dormir à Lyon où j'avais un rendez-vous de travail, l'art de joindre l'utile à l'agréable! Quelle ville incroyable que cette ville de Marseille, étonnante, gigantesque, grouillante, vivante. Nous sommes allés directement au vieux port pour y manger une spécialité locale et c'est là que notre oeil est tombé par le plus grand des hasards sur un bateau: L'Edmond Dantes ! My God! Un bâteau à moteur qui propose aux gens qui le veulent de faire une ballade avec ou sans halte jusqu'aux îles de Frioul ce qui oblige à passer par celle qui fait vibrer mon imagination jusqu'au trognon, celle d'If! Dingue! Pat me dit:

- Qu'est-ce que tu en dis, mon coeur?

- J'en dis que c'est incroyable et que même dans le plus vibrant de mes rêves, je n'aurais osé imaginer voir un jour de très près l'ile du comte, c'est un de mes films préférés sans parler du livre!

- Et bien allons-y!

- Allons-y, oh oui! Je vais me la jouer Mercedes le temps de la traversée!

Ce qu'il y a de plus fantastique dans ce tour prévu pour les visites de ces îles, c'est que ça n'est pas tant le parc maritime des îles du Frioul ni sa diversité floristique surprenante, ni non plus les nombreux prisonniers réels qui firent un séjour sur celle d'If qui inspirent et encouragent les gens au voyage, non, c'est tous pour l'imaginaire prisonnier célèbre d'Alexandre Dumas, Dantes, c'est pour lui que les gens font la queue, prennent un ticket et se posent dans ses traces à l'intérieur du château. La littérature a ici plus de force et de puissance que n'importe quelle aventure vraie, impressionnant d'émotion! J'ai adoré!

 

 

 

23/04/2011

Echappée*

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podcast

- Far Far - Yael Naim -

 


* Je me fais la belle jusqu'à jeudi, prenez soin de vous mes amis! Love. Blue

 

10/04/2011

A nice normal family

 

simpson,humour,famille,amour,cinéma,échange,humain

 

   " Remember as far as anyone knows, we're a nice normal family."

- Homer Simpson -

 

J'ai toujours pensé que le parler-vrai avec mes enfants était la seule voie possible, "vrai" ne voulant pas dire tout et n'importe quoi et n'importe comment, pourtant, juste le faire quand c'est le moment, oui, le moment, on peut dire les choses quand elles sont recevables, on peut tout dire quand le moment se dessine, quand il est profitable. Avant c'est trop tôt, après, c'est trop tard. Je crois sincèrement et viscéralement que c'est notre rôle de parents, en temps voulu et toujours honnêtement, les enfants ont ces antennes qui discernent toutes contrefaçons, entourloupes, empéchages de tourner en rond. Je viens d'en faire encore aujourd'hui l'expérience, faut vraiment arrêter de prendre ses gosses pour des cons! Au contraire, ils sont plus lucides, plus éclairés, plus au courant. Pourtant, ils ont besoin de savoir, de comprendre et d'être investis. Rien ne remplace l'expérience, le vécu, pour peu qu'en vieux de la vieille, on en ait déjà tiré les enseignements. Le plus simple, le plus direct, le plus constructif, le plus aimant, étant de " Va voir par toi-même, tu as le bagage suffisant. C'est à toi de jouer, ton avenir t'appartient, juste je suis là pour te passer la main après te l'avoir tenu un moment qui me semble une éternité filante.Tu peux toujours compter sur moi, quoiqu'il arrive, je suis là, vivante, et, en appétit de vie." Je suis fière d'être maman. Et je suis fière, plus encore d'être la vôtre, fistons!

 


Parce que nous l'avons vu, revu, et tant partagé*

Et toujours avec le même plaisir et la même espérance en l'avenir et en l'humain, et le possible, et la force en nous, et j'en passe.

Et parce que je vous aime, sans concession, et avec tant de fierté!

A vous, les hommes de ma vie, chair de ma chair, mes fils.

 

 

 

* Au moins cent cinquante visionements pour celui-là, Ah! Excalibur! Presque notre marque de fabrique. Cent pour la Guerre des étoiles, vous étiez unanimes "maman , t'es un Jedi ", une vingtaine pour le Seigneur des anneaux, un peu moins pour les Harry Potter, et je passe les Mac Gyver à la télè et les Robocop au ciné avec les pop corn, et la cerise sur le gâteau, hein les gars, les James que j'affectionne tant! Oh, j'oubliais, ça c'est vraiment dommage nos chers Indiana Jones et puis Barry Lindon qu'on a vu et revu et puis le Soldat Ryan dont je ne pouvais même pas accepter les premières images, vous me disiez à chaque fois : "ça n'est que du cinéma!", pouah, et, Le jour le plus long, Zorro, Les trois mousquetaires, sans parler des Tex Avery et des Goldorak, et des Batman. Je crois qu'il n'y a qu'avec votre père que vous avez ri avec Benny Hill parce que tout le reste lui passait au-dessus, mais nous on en profitait un max, agglutinés comme des sardines en boîte dans le canapé, se serrant les uns contre les autres, pétris d'émotions similaires.

 

04/04/2011

Hena

 

art de vivre,pensée du moment,colère,incompréhension,cruauté,humain

 

Elle n'a rien demandé d'autre que de vivre sa vie le plus tranquillement possible, ce qui n'est déjà pas facile pour une jeune fille dans ce pays, elles sont si nombreuses à subir des violences domestiques, morales, physiques dans une société patriarcale cruelle et grégaire.

Elle n'a pas demandé à être harcelée pendant plus d'une année à la sortie de l'école par un cousin ne sachant pas contrôler ses pulsions sexuelles et n'ayant certainement jamais appris à le faire, se pensant tout puissant et au dessus des lois, c'est tentant quand c'est possible.

Elle a pourtant essayé de se défendre, sa famille la soutenant, son père sans doute un peu au-dessus de la moyenne ayant cherché un appui auprès des anciens du village et ayant obtenu que le fameux cousin paie pour sa conduite indécente et déplacée et cesse de l'importuner, mais n'ayant pas réussi à obtenir que la cause de sa fille soit vraiment entendue, le cousin ayant réussi par des pressions incroyables à ce que son dossier soit classé sans suite.

L'infernal, l'irréparable, l'implacable, l'insoutenable est alors arrivé. Il a violé Hena, et par là même il l'a condamnée. Personne dans le village n'a pu intervenir et n'a pu contredire la parole de l'iman, personne ne remet en cause la toute puissance et la légitimité de fous décidant à la place de Dieu ce qui doit être fait, et, condamnée à 101 coups de fouets, Hena tomba sous le joug des 70 premiers. Emmenée à l'hôpital où elle décédera une semaine plus tard, d'elle-même, n'assumant pas la honte d'avoir été violée. Le cousin, condamné lui aussi à 201 coups pour le même motif d'adultère, s'en est bien tiré en arrivant à se soustraire à son châtiment.

Peut-être arrivera-t-elle à faire parler son corps, puisque sur une plainte déposée par ses parents il a été exhumé et on y a trouvé des blessures plus graves encore, l'auraient-ils en plus de l'avoir harcelée violée fouettée, battue à mort et suicidée?

Combien de Hena encore avant que cela change? Combien de temps encore pour la société bangladaise de faire sa révolution morale et arriver à penser et à admettre et à faire appliquer que le crime n'est pas d'être violée mais bien de violer, que ce n'est pas la victime la coupable mais bien l'agresseur, que la vie d'une jeune femme vaut autant que celle de son cousin, et que le fameux déshonneur est de ne pas se rendre contre de la violence et de la cruauté de tels comportements?

Hena, 14 ans, exécutée pour avoir été violée au Bangladesh, combien de Hena encore de part le monde?

 

31/03/2011

Femme

Female, au fond je me rends compte que je préfère ce mot en anglais, depuis toujours. J'ai voulu être un homme, avoir un sexe d'homme, penser comme un homme, réagir, agir ou ne rien faire, en tout cas en être. Ché pas, j'avais cette impression intrinsèque que c'était plus facile et moins contraignant en tout cas moins vulnérable d'être de sexe masculin plutôt que féminin. Je voulais ardemment dans mes pensées nocturnes que me pousse un pénis, comme ci cela allait me permettre d'être et de faire comme je veux, juste être.

J'ai révisé ma copie. Pas plus facile d'être un homme qu'une femme en ce monde. Sans doute plus facile encore pour un membré d'exister et d'agir, mais au fond pas aussi simple que cela semble être. Le pénis pour moi n'a jamais poussé, et ma féminité, elle, par contre, a immergé, m'en jetant en pleine figure et en brassée des j'en veux et des encore et des magne toi le fessier!

Pourtant je reste réservée. Pas l'un qui l'emporte sur l'autre comme veut nous l'inculquer la grammaire. Non, juste, un échange de bon procédé. On est pas pareil, mais on est pas si différent non plus, cette histoire débile des hommes qui viennent de Mars et des femmes de Vénus, je n'y adhère pas. Je crois sincèrement qu'il est plus que temps qu'on écoute et qu'on aime la femme pour ce qu'elle est, et non pour ce qu'on aspire à ce qu'elle soit. Pas une chimère, pas un paradis inaccessible, pas un rêve, pas Vierge, ni sainte, ni ange, ni démon, juste, un être humain humaine.

C'est ainsi que je me vis.

C'est ainsi que j'apprends à m'aimer et que je tends à l'être.                                                  

Telle.

Entière.

Femme, female.

 

27/03/2011

pensées printanières

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18/03/2011

Quand on est con...

Une discussion avec mes deux fils, le cadet et le benjamin et... nous voilà à entonner en choeur, à trois et à tue-tête, cette savoureuse chanson de Georges:

J'aime cette connivence et ces échanges entre nous, j'aime mes garçons, je suis nantie! Est-ce de la chance ou juste le fruit d'un amour vrai et d'un respect mutuellement partagé? Peu m'importe, j'en profite, c'est bon de les voir s'exprimer et grandir, défendre leurs idées et leurs idéaux, et avoir de l'humour et le goût à la poésie des mots! Je suis fière d'être la mère de p'tits grands gars comme çà.

D'un coup je repense à cette jolie chinoise américaine ayant pondu un livre  après expérimentation digne de la pire des pédagogies noires, j'en ai encore des frissons dans le dos et les cheveux qui se dressent sur la tête, comment peut-on concevoir pareille aberration? J'ai encore sur ma table de chevet, entre autres, et ça fait un bail maintenant "Libres enfants de Summerhill", complètement à l'opposé des théories de cette tigresse et mille fois plus en conformité avec mon ressenti et ma manière de faire, Alexander S.Neill mérite bien plus d'être lu que cette névrosée bridée et bridante, du moins il mérite surtout plus d'être écouté et entendu!

Mais bon, comme le dit Georges...

 

 

08/03/2011

De la journée de la femme

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On est le 8 Mars aujourd'hui, c'est la fameuse journée de la femme officialisée par les Nations Unies en 1977. Partout dans le monde cette journée occasionne des manifestations en tout genre, baptême de rues en France, sit-in en Argentine pour "celle que personne n'écoute" en réfèrence aux femmes victimes de violence conjugale, piquet devant le palais de justice par 69 organisations féministes au Pérou, char prévu dédié aux "héroïnes" au Venezuela dans le défilé carnavalesque de Caracas et à Bruxelles, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a profité de cette journée pour souligner le rôle crucial des femmes dans les changements en cours en Tunisie et en Egypte. J'en passe. Chose que j'ignorais, cette journée est décrétée jour férié au Burkina Faso, au Cambodge, au Laos, en Russie, en Ukraine, en Moldavie, en Arménie, en Ouzbékistan; j'ignorais également qu'elle prit naissance en 1910 à Copenhague sur une proposition de Clara Zetkin dans une perspective socialiste internationale et révolutionnaire afin de contrecarrer l'influence des "féministes bourgeoises" sur les femmes du peuple.

Le hasard veut qu'hier soir j'ai visionné un téléfilm relatant les débuts de la relation puissante entre Simone de Beauvoir et Sartre qui la surnommait "castor", détaillant avec pas mal de cohérence leurs stimulations intellectuelles respectives et leur immense respect l'un de l'autre ainsi que l'ouverture humaine et humaniste qu'ils défendaient l'un et l'autre, le tout, romancé et agréable à regarder; alors, je mets un bémol à mon habituel étendar contre cette journée de la femme pensant que ça devrait être, tous les jours, la journée de la femme! Tous les jours on devrait chacun et chacune oeuvrer pour qu'elles aient une vie meilleure, le respect, la place et la liberté qu'elles sont en droit de vivre où que ce soit dans le monde. Elles sont souvent bien plus courageuses, lucides, ingénieuses, créatrices et enrichissantes que ne veulent le penser certains phallos attardés et parfois aussi certaines femmes elles-mêmes usées et victimisées, pensant ne rien mériter d'autre.

Alors, pourtant plus féminine que féministe, une pensée quand même plus particulièrement aujourd'hui pour celles que le poète appelle l'avenir de l'homme. Si les femmes avaient la place qui leur revient dans notre sociète, je suis bien sûre que l'humanité toute entière n'aurait qu'à y gagner!

 

 

25/02/2011

fin de journée aux bains maures...

 

...j'adore.

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- Kechmara - Lille -

 

 

 

 

14/02/2011

make with the kisses

 

 

 

 

05/02/2011

l'arbre qui cache la forêt...

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- Photo Lucien Clergue -

 

 

J'ai hésité, franchement, j'aurai pu ne rien dire, surtout quand l'image parle d'elle-même! Freud l'appelle le continent noir, alors qu'il est si plein de lumière. On a tout à donner et tant à recevoir, rien de bien obscur dans ce que nous sommes, "femmes", au contraire: clarté, clairière, rien à cacher si ce n'est la forêt à découvrir, loin d'être peuplé de loups, de sorciers, de pièges, de tortures... au contraire, au contraire... La femme est une île et l'homme est une aile, l'un pour l'autre, toujours il nous faudra débroussailler, et tailler notre route au travers des fourrés!

 

 

02/02/2011

Grand Hôtel de Roubaix Story

 En Février 2010 je vous parlais d'un projet qui nous tenait à coeur mon homme et moi, ce genre de projet qui vous anime de l'intérieur quand vous êtes décorateurs, rendre son âme et sa vivance à un lieu, pas plus éloigné de ce que je fais quotidiennement pour les femmes qui viennent me voir en les habillant. Un projet ambitieux, louable et particulièrement intéressant parce qu'humain! Il avait suscité cette note particulière faisant appel à l'écriture et aux fantasmes de chacun, et puis ce petit court donnant corps à ma nouvelle hôtelière inspirée du projet et de l'humeur et la sensibilité du moment.

Je me suis vite prise d'amitié pour la maîtresse de ces lieux, courageuse, lucide, efficace, intelligente, sensible et l'enfant est né après moult déboires, surprises, déceptions, tuiles et contraintes aussi car les normes dans la matière sont loin d'être contournables, un lieu qui doit recevoir tant de gens demande beaucoup de vigilance et de connaissance en terme de sécurité, on ne s'imagine même pas à quel point!

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- Claire, directrice du Grand Hôtel, and me -

 

J'aimerais faire comprendre ce qu'est l'élaboration d'un projet, l'énergie et les compétences de chacun que cela demande, il faut voir un chantier de cet acabit pour comprendre que toute personne y participant pose sa petite pierre et que chaque geste demande une coordination, une confiance, un savoir-faire.

J'ai toujours eu beaucoup de respect pour ces gens qui savent faire de leurs mains, pour ceux qui savent faire faire en conceptualisant et pour ceux qui permettent que les choses se fassent en entreprenant. Finalement l'aboutissement d'un tel projet qui a demandé plus d'une année à voir le jour, beaucoup d'encre, de pixels, de mails, de sueurs, de bennes, de câbles, de matières, d'energie, de gueulantes, de déceptions, d'apprentissages, de réflexions, de courage, d'argent, de foi, d'amour aussi je crois, de conscience, montre qu'on peut y arriver... qu'on peut le faire et que chacun peut donner le meilleur de soi, engagé dans un même projet, rendre à un lieu sa beauté et son efficacité.

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L'avant, plus aux normes, le pendant qui dépasse l'entendement et puis le projet qui s'élabore tenant compte de l'environnement. On n'intervient pas dans un lieu aussi dense et beau en soi sans délicatesse, le but n'est pas de dénaturer, d'intervenir coûte que coûte, mais juste rendre à l'endroit de sa superbe et de son histoire et Dieu sait comme elle est déjà riche d'intrigues et de célébrités et d'artistes qui y ont séjournés. La rénovation de bâtiment ancien demande plus de doigté et d'amour de l'art aussi, de respect de ce qui est déjà fait, de connaissance, c'est comme en littérature, ou en musique, s'approprier ce qui est déjà là, ce qui existe et finalement le sublimer en le dépoussiérant, en faisant le lien, on est juste des passeurs en plus d'être acteurs de ce passage, c'est vraiment ce que j'aime dans ce métier-là, ce qui me touche, retouver l'âme d'un lieu et lui permettre de re-devenir!

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Et puis, sans avoir à lire dans la boule de cristal au bout de la rampe d'escalier, arrive enfin le jour où l'on ouvre au public tout son ouvrage et toutes ses espérances, comme dans toute construction d'un projet, on a le trac, même si on n'en est que des humbles artisans, et de tout son coeur on tient à ce que la sauce prenne, que chaque personne qui va passer va sentir tout le coeur qu'on y a mis et la mobilisation de ses neurones, et il faut dire que seul le fait que chacun s'y sente bien est la réponse et la récompense au travail fourni. Comme dans n'importe quel art, que ce soit celui de peindre, d'écrire, d'aimer, de recevoir, d'être, ce n'est que si la personne qui l'aborde, l'affleure, le partage, est touchée qu'on sait qu'on a transformé l'essai!

L'inauguration, en présence du maire de la ville himself, le moment qui valide l'ouverture du lieu au monde, le lever de rideau! Belle soirée indeed!

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Il y avait une ambiance à la "Dolce Vita!"

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Alors quand vous passerez dans mon petit Nord, grand de coeur, venez donc boire un verre ou vous abreuver plus amplement, le chef cuisine aussi bien qu'il danse!

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Merci Claire de ta confiance.

Grand Hôtel - Roubaix - 22 Avenue JB Lebas - 03 28 52 13 98

 

* Photos et dessins de Patrick Natier

 

 

23/01/2011

l'art de créer des décors et de vêtir des corps...

L'expression savoureuse est de Christian, elle symbolise parfaitement une partie de ce à quoi j'oeuvre et qui me passionne aussi. Cinq jours d'immersion dans le monde de la déco et de la mode, cinq journées parisiennes bien remplies et puis je vous retrouve. Bon Dimanche à vous. Enjoy!

 

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- Dior - 2010 - photo piquée à James Bort -

 

 

 

" La beauté échappe aux modes passagères."

- Robert Doisneau -

 

 

 

 

18/01/2011

du plaisir

 

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" Seul le battement à l'unisson du sexe et du coeur peut créer l'extase."

- Anaïs Nin -

 

16/01/2011

I am you

 

 

14/01/2011

flash back

J'étais au restaurant juste en face de l'endroit où je sévis six jours sur sept, il devait être à peu de minutes près treize heures. C'est rare que je me pose pour le déjeuner mais là j'en avais franchement besoin, exténuée par la masse de travail abattu la veille et le matin même. Je me suis assise lourdement devant le feu à gaz craignant même que les flammes n'emportent ma tignasse, il faut dire que c'est assez étonnant ce petit feu en hauteur qu'a installé dans son espace mon auvergnat d'en face que je connais maintenant depuis plus de vingt ans; on a ouvert ensemble nos espaces respectifs mais on est toujours restés assez distants, ce n'est pas un grand bavard ni un grand affectif, quoique depuis quelques années je trouve qu'il s'assouplit, sans doute depuis qu'il est devenu papa, je ne sais pas, mais je pense que d'être père peut permettre à un homme de laisser un peu plus son coeur prendre la relève et lui ouvrir les portes de sa sensibilité, lui permettre de l'exprimer, du moins pour certains êtres qui sont comme çà un peu tendus renfermés sur eux-mêmes...

Juste à la petite table d'à côté, justement un père était attablé avec sa petite fille, elle devait avoir environ sept ans, elle était trop mignonne avec ses petites tresses châtaignes et ses petites boots fourrées. Elle regardait son père avec des grands yeux, il était particulièrement doux et tendre avec elle, souriant, lui racontant des tas de choses, s'intéressant à ce qu'elle aimait, ce qu'elle désirait, ce qu'elle vivait, ce qu'elle voulait manger..."Des frites et du jambon, j'aime ça les frites et le jambon!", Quelle excellente idée! J'étais tellement occupée avec ma fatigue et mes soucis du jour que je n'ai pas venu venir tout de suite les remontées qui imprégnaient doucement mon cerveau, pourtant habituellement je suis plus vigilante, mais là, je n'ai pas tout de suite prêté attention à ce que produisait sur moi cette jolie et proche scénette et j'ai commandé une bière, une blanche de Brugges c'est celle que je préfère! 

En buvant tranquillement perdue dans mes pensées, j'ai eu d'un seul coup comme une affluence dans la gorge, des sanglots étouffés empêchaient le liquide mousseux de s'écouler normalement jusqu'à mon oesophage et je fus prise d'une sorte d'étranglement vraiment incontrôlable! J'ai eu d'un coup d'un seul une remontée d'images; cette petite fille que j'entendais dire à son papa " J'ai pas mon cahier d'images, celui pour dessiner...", moi au même âge... Je repensais soudain à mes petits carnets, ce que j'écrivais à l'époque, ces petits journaux intimes bourrés de mots, de dessins, de photos. Tous ces petits morceaux de moi, de mon passé, de mon petit coeur de petite fille que papa et maman, plus de dix ans après, ont jeté au feu cruellement sans me demander ce que je voulais bien en faire, sans savoir une fois de plus ce qu'ils faisaient. Double blessure de l'intime, corps et esprit, ils m'avaient presque tout pris, ils avaient tout atteint!

J'ai ravalé mes sanglots muets d'enfant d'alors, j'ai fini ma bière, en ai repris une autre, je n'ai pas opté pour le jambon-frites, j'avais commandé en arrivant le plat du jour, un coq au vin qui n'était pas loin de me rappeler celui que faisait ma mère. Et je me suis redis une fois de plus que ce beau gâchis de l'époque toute cette engeance tout cette souffrance tout ce merdier faisaient décidément partis intégrante de moi et que c'était chouette de voir d'autres possibles, que ça me faisait chaud au coeur de savoir qu'une petite fille pouvait ainsi être aimée et respectée par son père, je crois d'ailleurs qu'à ce moment là je lui ai souri et qu'un flot de tendresse et de reconnaissance m'a emplie d'air la tête et de douceur l'âme. J'ai fini allègrement mon repas et suis repartie bien plus légère que je n'étais entrée tout en leur souhaitant une bien belle journée. Si je ne m'étais pas retenue, je les aurais, tous les deux, volontiers embrassés!

 

 

 

07/01/2011

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