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04/07/2012

open your mind

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27/06/2012

escape

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podcast

- Seila - Chet Baker -

 

 

Il faut sans doute être dans le commerce pour bien comprendre l'horreur que peut-être le premier jour des soldes. C'est aujourd"hui, c'est tout à l'heure. Prise en tenailles entre l'indispensable besoin pour l'équilibre de l'entreprise de déstocker après une saison difficile et compliquée et le rejet que j'ai de cette ambiance de foire où plus rien ni personne n'est repecté, je me prépare une nouvelle fois à affronter cette journée de consommation à outrance. Pour certains et certaines, qui ont moins les moyens que d'autres, c'est une journée qui leur ouvre des horizons et leur permet de se faire plaisir à moindre coût mais, pour beaucoup d'autres, c'est du n'importe quoi comme s'il fallait absolument acheter parce que la bonne affaire est à faire et peu importe le besoin, l'envie ou même la qualité de ce qu'on achète puisque on ne s'intéresse alors qu'au prix. Il faut être sur le terrain pour voir comment alors on nous parle et dans quelles conditions on doit faire son métier, comme si on devait soi-même aussi se solder. Pour ma part j'y renonce et reste moi-même, continuant à défendre ce pourquoi je crois et à conseiller. Je n'arrive pas à brader ma façon de faire sous prétexte que le climat le permet et même l'encourage, mais j'appréhende, je sais que je vais en baver, qu'il va falloir gérer les mouvements de foule et les sautes d'humeur, voire même certaines tensions entre clientes désirant le même objet! Je n'ai qu'une envie, méchapper... Par chance, on peut être là et penser à un autre endroit, je pars avec cette image et vais tenter au cours de cette journée de ne pas trop me laisser entraîner et prendre de la hauteur pour ne pas être ce soir, définitivement entamée.

 

 

05/06/2012

sensation

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- Oeuvre d'Olga Ziemska -

 

 

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.

 

- Arthur Rimbaud -

 

28 ans de vie commune, de complicité, d'amour et l'avenir devant nous

" L'amour c'est l'occasion unique de mûrir, de prendre forme, de devenir soi-même un monde pour l'amour de l'être aimé. C'est une haute exigence, une ambition sans limite, qui fait de celui qui aime un élu qu'appelle le large.

- Rainer Maria Rilke -

 

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- Photos Pascaline Brisepierre -

 

 

03/06/2012

Oui!

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- Blue par Patrick Natier - Mont Royal, Montréal, Octobre 2010 -


Le thème du défifoto de ce mois de Juin était "Ailes", j'y ai participé non en photographe amateur mais en modèle parce que ce thème m'a tout de suite fait penser à cette photo que j'aime de moi-même en haut du Mont Royal par une belle journée ensoleillée d'Octobre à Montréal. J'aime cette image, elle est joyeuse, tonifiante, jubilatoire, un de ces moments de grâce quand le bonheur vous donne des ailes, quand tout alors paraît possible, quand vous êtes au septième ciel. Avant l'amour, ça arrive parfois aussi, cette poussée intense d"énergie, de puissance et de légereté. J'étais heureuse à ce moment précis du clic clic de la boîte magique, j'étais bien, au nirvana, émue et je retrouve la qualité de l'émotion intacte en revoyant cette photo, puissance des images, avec un petit trémolo dans le coeur, un goût de le revivre, mais on ne peut revivre une première fois n'est-ce-pas? C'était la première fois que je voyais Montréal, la première fois que je montais en haut du Mont Royal, la première fois que je me balladais avec Christian Mistral, la première fois qu'on partageait lui et moi une escapade diurne, la première fois que j'exprimais devant lui mon plaisir de sa compagnie, la première fois que je pouvais partager cela avec l'homme de ma vie, la première fois que notre amitié pouvait ainsi se montrer sans retenue au grand jour, la première fois que je ressentais une telle fierté, la première fois que je m'autorisais à le faire. Jamais je ne pourrais retrouver cette quintessence de la première fois, mais je suis bien persuadée que dans les mêmes conditions, au même endroit, je pourrais savourer pleinement ce moment passé, cette ancre positive et que je pourrais même arriver à vivre tout aussi intensément une nouvelle première fois différente. On a tous quelque part au fond de soi une image de cette sorte de joie pure et étonnante de fraîcheur, on a tous dans le coin de sa tête une expérience de ce genre, une exaltation qui balaie tout sur son passage, un moment où tout semble possible, un pareil moment d'harmonie totale, on peut tout s'en souvenir avec tendresse et y puiser parfois le ressort nécessaire pour continuer d'avancer et de croire que ce que en quoi on croit a un sens, une force et un élan vital. On a tous le goût de revivre un tel délicieux défi à tout ce qui entrave et alourdit notre vie. Cette photo à la feuille d'érable c'est comme dire "Oui" à la vie! Et je dis "Oui".



19/05/2012

en partance pour de bon

 

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" Lire, c'est voyager; voyager, c'est lire."

- Victor Hugo -

 

18/05/2012

Je pars

Je pars, je pars, la terre peut bien s'arrêter de tourner et le vent de souffler, je pars. Je pars, j'ai besoin de changer d'air, besoin de voir de la lumière, du soleil, des paysages, de la verdure, la mer. Je pars. Je traverse la France de bout en bout, mille kilomètres pour être ailleurs, pour être autrement, pour prendre du recul, pour goûter pleinement au printemps, pour ne rien faire que rêver et lire, réfléchir et oisiveter. Je pars. My god! C'est vrai, je pars? Vraiment c'est vrai de vrai? Faut croire. Tout semble se mettre en place pour ce départ. Je pars. Je pars. Je pars en chair et en os et non plus seulement avec ce pouvoir que j'ai de partir tout en restant là, cette capacité de voir la grande bleue de mon bureau et l'immensité, de ma chambre. Je pars. Vais faire un saut de quelques jours dans le Sud de la France, vais voir mes amis en route, au Baux à l'aller, à Nice et Cannes peut-être, à Dijon au retour. Je pars avec ma pile de livres, un maillot des fois que, mon téléphone portable, responsabilités obligent et mon besoin de décrocher et de retrouver mon allant coutumier. Je sentais depuis quelques jours la pente descendante s'ouvrir sous mes pieds, j'avais plus le tonus, plus l'envie, plus le goût de jouer, plus l'appétit d'aimer autant que de coutume, je me sentais me dessécher. Je pars. J'ai pas chômé ces temps derniers. J'ai même pas à me justifier. Je pars accompagnée. Je pars déshydratée. Je pars m'épivarder. Yeah! Je pars, je pars, je pars sans me retourner avec mon bagage secret, mes affects, mes délires, mes velléités, mes tensions, mes doutes, mes délices, mes regrets. Je pars pour mieux revenir, pour recharger la bête, pour respirer, ouvrir mes chakras, restaurer ma psyché malmenée, écorchée, en mal d'être. Je pars pour continuer, pour avancer, pour restaurer et apprendre encore et encore à vivre le plus possible le moment présent. Je pars pour mieux me retrouver et vous dans la foulée. Soyez sages, soyez fous, créatifs et puissants en mon absence, on fêtera au mieux le retour de Blue. Je pars mais je reviens, I promise.

 

26/04/2012

voyage, voyage...

" Les voyages sont l'éducation de la jeunesse et l'expérience de la vieillesse."

- Françis Bacon -

 

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- Carte du voyage de La Pérouse -

 

 

 J'ai toujours aimé voyager, "frotter et limer ma cervelle à celle d'autrui" comme le disait Montaigne, j'ai toujours eu le sentiment que c'était un excellent moyen de développer son intelligence, en changeant sa forme de pensée et de vie, en devant s'adapter à d'autres manières de voir, en goûtant à une autre réalité. J'ai toujours aimé et j'en ai depuis longtemps senti le besoin, pour fuir sans doute l'autarcie dans laquelle j'ai été élevée et par conviction, par nécessité d'explorer. Pas seulement partir pour partir, mais partir pour revenir enrichie et rassérénée. Depuis quelques années, j'ai dû réduire la fréquence de ces découvertes du monde et ça me manque. La dernière en date est Montréal, courte et bréve incursion québécoise chargée d'émotions, une bouffée d'air dans ma vie d'aliénée et de travailleuse acharnée. J'ai décidé de repartir, de m'en donner à nouveau les moyens; trop besoin de remettre ma tête entre les mains de l'imprévu et de l'aventure, trop envie d'horizons pas encore ressentis et trop la certitude qu'il y a beaucoup à découvrir. Avanti!

 

  

26/03/2012

Réjouissance

 

 

" La plus constante marque de sagesse, c'est une constante réjouissance."

- Michel Eyquem de Montaigne -

 

 

28/02/2012

Fashion Week

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Je vais comme chaque année malgré ma main en moins, m'immerger en pointillé dans ce monde insensé et festif de la mode. La Fashion Week! J'y vais pas pour rêver mais pour travailler, c'est avec ce métier que je nourris ma famille et que je sers humblement la société dans laquelle je vis, y'a pire! J'emméne Fontes avec moi  et Le cerveau magicien, je ne me ballade jamais sans livres, ni sans carnet, ni sans crayon, ni sans mes yeux pour voir, mon coeur pour ressentir, ma tête pour inscrire et interpréter.

 

Prenez soin de vous. Goûtez à l'instant présent. 

Je reviens, bientôt!

 

 

13/01/2012

Arc-en-ciel

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J'aime,

L'aube de tes prunelles

Le couchant de ta bouche

L'érable de tes gestes

Le miel de toi...

 

30/12/2011

Visite éclair à Nantes

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Je ne connais pas du tout cette ville, je n'y suis jamais allée, Pat y est né. Aujourd'hui, dans quelques heures je vais découvrir celle qu'on appelait la Venise de l'Ouest dans toute sa splendeur. Un aller-retour sue la journée grâce au TGV Atlantique. Une pause bretonne dans ma vie nordiste. 

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Plus exactement le but de ma visite est là, dans le passage Pommeraye, la galerie des statues. Je vais y voir à quoi ressemblera mon lieu que je transforme. J'espère ne pas être déçue et au contraire revenir de cette virée chargée à bloc et l'imaginaire émoustillé! A voir!

 

28/12/2011

Une histoire de présent.

J'aime faire des cadeaux aux gens que j'aime, pas forcément des cadeaux coûteux, pas forcément des cadeaux voyants et pas forcément non plus des cadeaux à la date où ils sont attendus. J'aime juste qu'ils touchent. J'aime en touchant être touchée. On donne un bout de soi quand on offre quelque chose, on donne un bout de sa sincérité, un bout de l'attention qu'on porte à l'autre, un bout de son temps, un bout de son imaginaire et beaucoup de son amour. Comme pour tout, je préfère ne rien faire que mal faire. Et c'est une épreuve pour moi d'être obligée d'offrir, car alors qu'est-ce qui reste de la notion de don là-dedans? J'ai aussi la coquetterie de surprendre. Quand j'offre un cadeau qui fait mouche et qu'on me dit: " mais comment tu as su que ça allait me plaire, que j'en avais envie ou que je ne m'y attendais pas du tout mais quel délice!" Je suis alors autant aux anges que l'attentionné. Offrir c'est recevoir aussi, et c'est prendre le risque de la relation. Rien ne me paraît plus déplacé qu'un présent qui ne veut rien dire, qui n'atteint pas l'autre ou qui est insipide, commun, stupide. C'est dénaturant. Vaut mieux une belle accolade ou un baiser dans le cou que cet objet pris à la va-vite en tête de gondole par ce qu'il le fallait bien! Je n'aime tellement pas quand ça m'arrive que je serais bien incapable de l'imposer à d'autres.

Je veux lui faire un cadeau, j'y pense depuis plusieurs jours. Rien jusqu'alors n'avait fait tilt en moi, rien de ce que j'envisageais me paraissait convenir. Un grand tee-shirt bleu bien sûr avec un big love dessus, trop facile! Une chemise de nuit pour homme en fin coton d'Egypte pour protéger un peu ses nuits d'hiver, pas utile, certains corps le réchauffent! Un film, il screame! Un livre, il les écrit lui-même! Un parfum, il a perdu l'usage olfactif par excès de cocaïne! Un voyage, il n'aime que sa ville et se sent perdu quand il n'en ressent plus les vibrations ténues! Les chansons d'Aznav, déjà fait! La Fontaine en ch'ti, aussi! Une douceur littéraire érotique, pareillement! Le gâteau de Peau d'âne, c'est la Poutine qui l'enchante! Une image osée qui ferait frissonner son échine, il en a un dossier plein dans un coin du bureau de son ordinateur! Non, non, j'avais envie d'autre chose, je ne savais pas quoi. Cette nuit j'ai rêvé de lui une fois encore. Nous étions dans la grande maison de campagne de MmwH! Il n'y avait pas que nous mais un grand bout de la Tribu aussi: Emcée bien sûr, Kevin, Lorka, Vieux G., Terrible, Sandy, Venise, Plum, la belle Swann, Nancy, le Toubib, JohnyBee, Gomeux. Mac n'y était pas mais Laurence si. Elle prenait des photos à tire-larigot! Serait-ce là le cadeau? Non, ça c'est dans le programme 2012 sans doute, orchestré par Laure et son dossier en cours. L'Idée m'est venue d'un seul coup ce matin, en buvant mon thé vert au miel et citron dans ce mug Tintin que mes fils ont offert à leur père. Cette idée, je l'avais déjà eue, je l'avais déjà élaborée et puis je n'étais pas allée jusqu'au bout. Cette fois-ci, je ne vais pas laisser tomber, et même s'il ne l'aura pas à temps pour la nouvelle année et qu'il est bien trop tard pour la Noël, il aura tantôt par voie des airs ce que je lui concocte! Beau temps des fêtes à toi Black Angel et à vous tous, sweet engeance de sauvages!

 

17/12/2011

Cesaria

                                       

 RIP

 

01/12/2011

Emil Nolde

 

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" La fidélité et la précision dans la reproduction de la nature ne font pas une oeuvre. Une figure semblable à s'y méprendre à son modèle n'inspire que du dégoût. Eprouver la nature en y insuflant sa propre âme, son esprit, transforme à l'inverse le travail du peintre en art."

- Emil Nolde -

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Emil Nolde est un fils de paysan né le 7 août 1867 à Nolde et mort le 13 avril 1956 à Seebüll. Son vrai nom est Emil Hansen, il a pris le nom de son village natal, aux confins de l'Allemagne et du Danemark.

 

Nolde a près de 30 ans quand il peint son premier tableau, il se dirige d'abord  vers la sculpture ornemantiste sur bois, devient ensuite professeur de dessin à Saint-Gall (Suisse) et se forme à Munich et à Paris en 1900. Passé en 1906 par le mouvement expressionniste Die Brücke (le pont), à Dresde, il crée en 1910 la Nouvelle Sécession. Nolde devient l'un des pontes de l'art allemand et s'impose comme le chef de file du courant expressionniste allemand.

 

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L'homme est pétri de contradictions : attaché à sa terre et voyageur (la Papouasie et la Nouvelle-Guinée), avant-gardiste et rustique... Il se dit solitaire et inculte, mais aime les honneurs et s'implique dans des querelles d'écoles; il se voit mal-aimé, mais est reconnu dès les années 1920.

 

Fils spirituel d'Edvard Munch et de Vincent Van Gogh, Nolde est capable d'exprimer par son pinceau fougueux et sa palette de feu les tourments d'une âme exaltée. La couleur, employée en toute liberté, le dessin, incisif et sans concession, sont au service d'une vision émerveillée et tragique, où s'expriment le sentiment de la nature et le mystère des origines.

 

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Les sujets religieux peints par Nolde bouleversent toutes les tentatives faites dans ce domaine à l'époque moderne. Ses peintures comme le polyptique La vie du Christ (1909-1912), sont plus proches du profane que du sacré, du primitif, du populaire que du sublime. Les personnages sont grotesques ou inquiétants, les couleurs explosives, le tout emprunt de rusticité et d'expressivité. Nolde est un protestant convaincu, mais sa foi a des accents mystiques, païens.


 

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 Profondément rural, Nolde entretient avec la ville un rapport ambigu, entre dégoût et fascination. Il passe souvent l'hiver à Berlin, participe à son avant-garde, mais ne tarde jamais à reprendre ses distances. Sa série sur les nuits de Berlin, peinte dans les années 1910, est à l'image de cette ambivalence : il y exprime à la fois la fête, la vie, et un sentiment de décadence.

 

Son rapport au nazisme n'est pas le dernier de ses mystères. D'abord sympathisant, à la fois par opportunisme et par patriotisme, il est admiré par Goebbels... mais haï par Hitler, et  il est rapidement mis au ban par le régime. Il est alors  frappé d'une interdiction de peindre, certaines de ses toiles seront montrées en 1937 par les nazis dans leur expo dénonçant "l'art dégénéré" et environ 1 052 de ses oeuvres conservées dans des musées allemands sont vendues à l'étranger, ou brûlées.

 

Malgré la Gestapo qui veille ( elle passe souvent chez lui) , Nolde, âgé de plus de 70 ans, crée clandestinement environ 1300 aquarelles dites "les images non peintes". L’après-guerre sera plus clémente. La reconnaissance internationale ne tarde plus. De son vivant, Nolde aura l'honneur d’être consacré comme l’un des artistes les plus importants du XXe siècle.

 

Jusqu'a sa mort à l'âge de 89 ans, Nolde aura en lui un besoin vital de peindre qui a imprégné chacune de ses toiles. Il nous laisse laisse une oeuvre foisonnante qui continue de dialoguer aujourd'hui avec l'art le plus contemporain.

 

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 Figure de l’avant-garde, maître de l’art moderne, Nolde n’est ni un théoricien, ni un militant revendicatif, ni le défenseur d’un système péremptoire ou d’un formalisme téléologique, mais un véritable artiste en communication immédiate avec sa vision, ses impulsions, ses influences. De cette vocation spontanée et irrépressible découle un art multiforme, tant sur le plan du sujet que de la facture, dans lequel l’idée et la forme ne se livrent pas un combat stérile mais se nourrissent perpétuellement.L’artiste pratique au même moment et durant toutes les périodes des factures très différentes, s’inspire de sujets allant du « réalisme » au fantastique, en un mot, reste libre jusqu’au bout.

 

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On sait que l’artiste fut un grand voyageur, après s’être intéressé aux arts primitifs, comme bien des peintres de son époque. Sont ainsi présentées des œuvres inspirées par les visites de Nolde  au Musée d’ethnologie de Berlin, puis des huiles et aquarelles représentant, entre autres, des indigènes de la Nouvelle Guinée allemande (à la suite de la participation de l’artiste à l’expédition Külz-Leber de 1913). Sur certaines huiles il reprend de manière stylisée et très « art moderne » des objets tribaux dans un arrangement essentiellement décoratif (et là on touche à l’exercice de style), l’artiste, une fois confronté à la réalité des peuples dits primitifs, change sa manière du tout au tout. La série d’aquarelles de Nouvelle Guinée abandonne les affèteries de la modernité décorative, et même la puissance expressive d’une picturalité agressive, pour dépeindre avec une sobriété remarquable l’humanité des indigènes. Ces portraits à l’aquarelle ne semblent pas devoir leur facture relativement « sage » à des impératifs documentaires puisque ces travaux n’étaient pas réellement une commande. C’est plutôt la simplicité intouchée et le mode de vie intact de ces indigènes qui semblent avoir provoqué chez  un sentiment de modestie et de respect, faisant passer les impératifs expressifs au second plan : témoignage supplémentaire de l’authenticité de ce peintre et de la noblesse de sa personnalité.

 

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" Les hommes primitifs vivent dans leur nature, ils ne font qu’un avec elle et sont une partie du cosmos tout entier. J’ai parfois le sentiment qu’eux seuls sont encore de véritables hommes, et nous quelque chose comme des poupées articulées, déformées, artificielles et pleines de morgue."

 

- Emil Nolde -

 

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24/11/2011

Sans sortir de moi

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- Peintures Aborigènes -

 

" M'approprier le monde par le moyen symbolique qui consiste à s'y promener, vivre dans des décors nouveaux pour élargir mes perspectives mentales et rompre la filière du calendrier, étancher certaine soif tant cérébrale qu'affective."

- Michel Leiris -

 

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- Peintures Aborigènes -

 

" Il y a des moments qu'on peut appeler des crises et qui sont les seuls importants dans la vie. Il s'agit des moments où dehors semble brusquement répondre à la sommation que nous lançons du dedans, où le monde extérieur s'ouvre pour qu'entre notre coeur et lui s'établisse une soudaine communication.

- Michel Leiris -

 

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- Peinture Aborigène -

 

" Or, ce n'est ni dans la nature, ni au-delà de la nature que le Merveilleux existe, mais intérieurement à l'homme, dans la région la plus lointaine en apparence, mais sans doute en réalité la plus proche de lui-même, celle dont les territoires échappent à cette atroce féodalité des causes qui déciment ses fiefs humains à grands coups d'édits rationnels et de potences pragmatiques. Car le Merveilleux n'est autre que le feu brûlant au coeur de l'homme, la lueur imaginaire d'absolu qu'il tire de son essence et qu'il projette sue les ternes événements dont les effluves se font jour jusqu'à ce qu'il est convenu d'appeler son esprit, par les pores de son corps. Il est aussi l'attrait puissant qu'exerce l'inexplicable, la poussée impérieuse qui fait souvent préférer la gratuité à toute espèce d'explication, la force primitive de l'esprit, enfin, celle qui se manifeste bien avant que se soit encore formé l'esprit critique, et qui peut trouver son origine que dans les profondeurs de l'inconscience ou dans la nuit des temps.

- Michel Leiris -

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- Peintures Aborigènes -


 


podcast

- Saturne sans anneaux- Catherine Major - paroles Christian Mistral -

 

 

 

16/10/2011

sans-abri

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- Rencontre, Mont Royal, Octobre 2010 -

 

 

- Qu'est-ce que tu fais là ma jolie?

- Je ramasse des feuilles d'érable, en souvenir...

- Que vas-tu en faire?

- Des marques-pages dans mes livres préférés... Et vous, que transportez-vous dans vos paquets?

- Moi!? Ce que je porte à bout de bras?

- Oui!

- (Soupir...) Toute ma vie.

 

 

09/10/2011

L'Agave

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C'est étrange la pensée, on ne songe pas forcément à comment elle fonctionne, comment elle se fabrique, comment elle vient jusqu'à nous parfois noire d'encre et d'autres fois si lumineuse. Ce matin, perdue dans je ne sais quelles lectures encore, m'est apparue l'image de l'Agave, plus exactement de son inflorescence. Je n'ai pas tout de suite tenté de comprendre pourquoi cette image venait à moi, soudain, un dimanche d'Octobre pluvieux et gris face à un bol fumant de thé au jasmin. J'ai juste profité du souvenir auquel elle me ramenait: les odeurs méridionales, la lumière particulière et pure de ces rochers pelés où j'avais aperçu pour la première fois de ma vie cette créature immense semblant tendre à toucher le ciel et ma jeunesse associée à tant de beauté folle. C'est après réflexion sur la nature de ma vision que j'ai tenté de donner une explication intime à cet étonnant stratège de mon inconscient toujours sur le qui-vive et ne manquant jamais de me donner des signes. Pourquoi diable cette fleur d'Agave, là, ce matin, aujourd'hui? L'Agave, cette plante monocarpique qui ne fleurit qu'une fois dans sa vie à qui il faut quinze longues années, voire davantage, pour produire ce fascinant ouvrage et mourir juste après? L'Agave, nom venant d'un mot grec signifiant "digne d'admiration"? L'Agave à partir de laquelle est produit la tequila et le mezcal, le sisal, une sorte de mélasse remplaçant volontiers le sucre et même des flûtes taillées dans les tiges de sa hampe? Laquelle de ces nombreuses raisons mes cellules cérébrales avaient-elles imprimées pour qu'aujourd'hui en nombre elles me le rappellent en conscience? Que tente donc de me dire avec son goût prononcé des symboles, cette inaccessible partie de moi qui me fascine et m'étonne, qui m'endoloris aussi, qui m'exaspère, qui me ravit mais qui plus que tout m'attire et me donne l'occasion d'en savoir davantage sur ce qui se passe dans ma vie? Ainsi vais-je passer ma journée à y réfléchir et à tenter de comprendre le message orienté de ce fond de moi-même toujours en alerte et si précieux. L'Agave sera aujourd'hui mon voyage! 

 

06/10/2011

J+365

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- Black Angel and Blue, Parc La Fontaine, Montréal , Octobre 2010 -

 

C'était il y a un an. Je traverse avec Christian le parc La Fontaine pour rejoindre l'Absynthe où une soirée mémorable est prévue pour la sortie des Corpuscules de notre amie commune Sandra. Y seront présents tous les tribaux ou presque, tous ceux avec qui je converse virtuellement au travers de ce prisme qu'est le blog. Je suis émue, je suis doublement voire triplement émue. D'abord d'être près de celui qui compte tant pour moi, l'écouter me parler pour de vrai, l'entendre soupirer, le sentir vivre, prévoyant et prévenant. Il tient à la main son sac blanc plein de livres qu'il doit déposer à la grande bibliothèque avant de festoyer, la fameuse où la veille nous nous sommes rencontrés de chair pour la première fois. L'émotion est à jamais gravée dans ma mémoire, j'ai tant attendu ce moment. Je nous entends encore apprendre à nous connaître mieux et à nous apprivoiser l'un et l'autre cette fois-ci de corps à corps et non plus d'âme à âme comme nous l'avions fait au travers de notre énorme échange épistolaire par mails. L'expérience vaut plus que la peine d'être vécue! C'est la première fois de ma vie que je rencontre quelqu'un que j'ai le sentiment de connaître et qui me connais aussi intimement sans jamais l'avoir vu. La magie opère. Nous sommes l'un et l'autre, l'un avec l'autre comme si nous nous étions quittés la veille. C'est fascinant. Doublement émue, oui, Montréal m'inspire et m'interpelle, j'ai du plaisir à découvrir cette ville et à m'y frotter de plus près. Triplement enfin, face à ce qui m'attend dans une heure à peine, l'intensité prévisible de ce rendez-vous étonnant et fou avec tous mes amis outre- océan.

C'était il y a un an, le temps file. Si je m'écoutais je ferais de nouveau le voyage pour goûter aux sensations douces, chaudes et conviviales que j'ai pu déguster cette fois là. D'autant que Black Angel me manque. J'aimerais retraverser une fois encore avec lui ce parc, refaire cette ballade dominicale superbe du Mont Royal au quartier chinois, re-goûter à son fameux pâté, retrouver ses puissants éclats de rire, ses coups de gueule imprévisibles et l'ardeur de ses grands bras forts. Il le sait, je l'aime, et j'aime lui dire une fois encore. On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime combien on les aime, je ne sais pas pourquoi on devrait s'empêcher de le faire puisque c'est si bon d'aimer et de le dire, de l'être et de se l'entendre dire. Un océan ne sépare pas deux coeurs aimants et le temps n'a pas de prise sur une amitié de cette nature, je veux le croire, j'en ai besoin. J'ai besoin aussi de savoir que tous mes amis québécois existent, qu'ils sont là, et qu'ils pensent parfois à moi tout comme je pense si souvent à eux, à leur manière si singulière et si touchante de m'avoir accueillie, à leur langue truculente et savoureuse en diable, à cette générosité qui les caractérise.

C'était il y un an, presque jour pour jour. J'y pense et je souris. Quel délicieux souvenir...

 

 

 

 

12/08/2011

Bol d'air champêtre

Cadeau de Laure K. que je partage volontiers avec vous, enjoy! Il me semble entendre des rires enfantins dans ses aigrettes offertes au vent de la montagne.

 

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" Quand nous rions, nous nous vidons et le vent passe en nous, remuant portes et fenêtres, introduisant en nous la nuit du vent."

- Paul Eluard -